Comment meurent les bateaux

Reportage "Là-bas si j’y suis": Au Bangladesh, 200.000 ouvriers s’attèlent à une autre activité, le « shipbreaking », le démantèlement de navires.

Au Ban­gla­desh, 3 mil­lions d’ouvrières fabriquent nos fringues. La semaine der­nière, 400 de ces petites mains ont trou­vé la mort dans l’effondrement d’un immeuble com­pre­nant des ate­liers de confec­tion à Dac­ca, 150 autres sont tou­jours por­tées dis­pa­rues sous les décombres. Dans ce même pays, 200.000 ouvriers s’attèlent à une autre acti­vi­té, le « ship­brea­king », le déman­tè­le­ment de navires.

arton2757.jpg Retour à Chit­ta­gong, où les immenses car­casses por­teuses d’amiante et autres pro­duits toxiques sont déman­te­lées par des ouvriers payés entre 3 et 5 dol­lars la jour­née. Ils devraient por­ter des sca­phandres, l’amiante et les déchets devraient être trans­por­tés dans de doubles sacs étanches et pla­cés dans des contai­ners de trans­ports adap­tés pour être conduits dans des décharges adap­tées mais cette solu­tion est trop coû­teuse…

écou­tez le repor­tage “Là-bas si j’y suis” de Giv Anque­til & Daniel Mer­met.