Les combats d’une nouvelle génération d’écrivains

Tant que l’Afrique écrira, l’Afrique vivra

Afin d’o­rien­ter vos cadeaux de fin d’an­nées, nous vous pro­po­sons la lec­ture de cette ana­lyse paru dans le Monde Diplo­ma­tique en décembre 2004 —  Pages 30 et 31, autour des écri­vains Afri­cains.

Source : http://www.monde-diplomatique.fr/2004/12/CHANDA/11746

Les com­bats d’une nou­velle géné­ra­tion d’écrivains

Tant que l’Afrique écri­ra, l’Afrique vivra


Long­temps mar­quée par la négri­tude et l’engagement poli­tique, la lit­té­ra­ture afri­caine semble opé­rer une muta­tion radi­cale. Des auteurs, nés après les indé­pen­dances, reven­diquent l’universalité d’un art qui ne dit plus seule­ment l’Afrique mais le monde. Leurs œuvres, écrites à la pre­mière per­sonne, révèlent de nou­veaux com­bats.

Par Tir­than­kar Chan­da,
Jour­na­liste à Radio France Inter­na­tio­nale et à Jeune Afrique. Ensei­gnant de lit­té­ra­tures post­co­lo­niales à l’université Paris-VIII et à l’institut natio­nal des langues et civi­li­sa­tions orien­tales (Inal­co), Paris.

Avec la dis­pa­ri­tion, en décembre 2003, de l’écrivain ivoi­ren Ahma­dou Kou­rou­ma, s’est ache­vée une époque fon­da­trice pour les lettres afri­caines modernes. Une période riche en inven­tions, dont celle de la lit­té­ra­ture afri­caine fran­co­phone elle-même. Cette notion est d’autant plus com­plexe et para­doxale qu’elle s’est défi­nie d’emblée comme une lit­té­ra­ture de contes­ta­tion de la domi­na­tion colo­niale et d’affirmation de la dif­fé­rence afri­caine tout en s’exprimant dans la langue du colo­ni­sa­teur. Anti­co­lo­niale, elle a emprun­té à la lit­té­ra­ture euro­péenne ses codes (réa­lisme) et ses conven­tions (exo­tisme) pour signi­fier l’Afrique.

Ces contra­dic­tions n’ont pas empê­ché les écri­vains afri­cains fran­co­phones de pro­duire, dès le départ, une lit­té­ra­ture ori­gi­nale, forte, « belle comme l’oxygène nais­sant », selon la for­mule d’André Bre­ton (1). La nou­veau­té et l’« indis­pen­sa­bi­li­té » que tra­duit cette for­mule s’appliquent à l’ensemble de la poé­sie de la négri­tude, qui fut le pre­mier mou­ve­ment de cette sym­pho­nie lit­té­raire.

Puis les talents ont pro­gres­si­ve­ment inves­ti les autres genres : le théâtre, l’autobiographie et, bien sûr, le roman, que Kou­rou­ma, avec le Congo­lais Sony Labou Tan­si, le Came­rou­nais Mon­go Beti et le Séné­ga­lais Ous­mane Sem­bène, a su magis­tra­le­ment adap­ter à l’imaginaire et au dire afri­cains. A cette lit­té­ra­ture enga­gée socia­le­ment et mar­quée par l’affirmation de la négri­tude suc­cède une nou­velle géné­ra­tion d’écrivains, à l’orée des années 1990. Ces auteurs se carac­té­risent par leur sou­ci confus de se dis­tan­cier d’une quel­conque mis­sion d’engagement et de témoi­gnage sur l’Afrique, tout en situant leurs récits dans les tur­bu­lences de leur pays d’origine. Ils affichent et reven­diquent des pré­oc­cu­pa­tions en rup­ture avec celles de leurs aînés.

Ce qui avait fait le suc­cès des pre­mières géné­ra­tions, c’était leur vision d’une lit­té­ra­ture en prise directe avec le poli­tique et le social. Ils ten­taient, à tra­vers les dif­fé­rents registres à leur dis­po­si­tion – du sati­rique au réa­lisme social en pas­sant par le mytho­lo­gique, le baroque, le magique et le lyrique –, de dire le réel dans tout ce qu’il a, à la fois, de sublime et d’insupportable. Ain­si, le même sou­ci d’exprimer la réa­li­té des peuples noirs carac­té­rise l’œuvre « célé­bra­tion­nelle » des poètes de la négri­tude (Léo­pold Sédar Sen­ghor ou Aimé Césaire) comme la fic­tion post­co­lo­niale afri­caine des pre­mières années de l’indépendance, dans les pages des­quelles s’étalent les mille maux de l’Afrique contem­po­raine.

Kou­rou­ma a sou­vent été per­çu en rup­ture avec la lit­té­ra­ture mili­tante et anti­co­lo­niale de la pre­mière géné­ra­tion à cause de ses expé­ri­men­ta­tions nova­trices avec la forme (roma­nesque) et avec le fran­çais, qui, notam­ment dans son pre­mier roman, Les Soleils des indé­pen­dances (Seuil, 1970, intègre avec bon­heur les mots et les struc­tures du malin­ké, sa langue natale. Mais le génie de Kou­rou­ma a consis­té aus­si à racon­ter d’une manière épique les ten­sions de son temps. Avec quatre romans explo­rant les moments fon­da­teurs de l’Afrique moderne – la colo­ni­sa­tion, l’indépendance, les dic­ta­tures et les guerres tri­bales –, mais aus­si en cri­ti­quant de manière viru­lente les dic­ta­tures post­co­lo­niales, l’écrivain ivoi­rien a pour­sui­vi le pro­jet réfé­ren­tiel et mili­tant de ses aînés, tout en élar­gis­sant son cane­vas au deve­nir de l’Afrique.
Pre­mier roman en wolof

Le cadre théo­rique de cet enga­ge­ment lit­té­raire et artis­tique afri­cain avait été éta­bli par les grandes mani­fes­ta­tions qui ont ponc­tué les années 1950, 1960 et 1970, les « trente glo­rieuses » des lettres afri­caines. On se sou­vient plus par­ti­cu­liè­re­ment des deux pre­miers congrès des écri­vains et artistes noirs qui s’étaient tenus res­pec­ti­ve­ment à Paris en 1956 et à Rome en 1959, à l’initiative d’Alioune Diop, de Pré­sence afri­caine. Leurs réso­lu­tions finales sur la fonc­tion et la res­pon­sa­bi­li­té de la lit­té­ra­ture, lar­ge­ment ins­pi­rées de la pen­sée sar­trienne d’« une lit­té­ra­ture pas­sion­né­ment occu­pée du temps pré­sent et sou­cieuse de prendre posi­tion dans le débat poli­tique (2) », ont orien­té pen­dant long­temps la pra­tique lit­té­raire en Afrique. Le conti­nent noir émer­geait alors de siècles de ser­vi­tude et d’exploitation colo­niale qui avaient pro­fon­dé­ment brouillé son image de soi et la per­cep­tion que les autres peuples avaient de lui. Il comp­tait sur ses écri­vains et ses artistes pour lui rendre sa digni­té en favo­ri­sant « l’expression vraie de la réa­li­té de peuple long­temps obs­cur­cie, défor­mée ou niée (3) ».

Sen­ghor, Césaire, Damas, qui étaient déjà des poètes confir­més et recon­nus à cette époque, mais aus­si des roman­ciers tels que Mon­go Beti, Ber­nard Dadié, Cheikh Hami­dou Kane ou Ous­mane Sem­bène, qui arrivent alors sur le devant de la scène, ont répon­du à cette attente en ins­cri­vant la révolte face à l’oppression et à l’aliénation subies par leurs frères de race au cœur même de leurs œuvres. Sous leur plume, la lit­té­ra­ture afri­caine est deve­nue dénon­cia­tion, contes­ta­tion et résis­tance. « Je vien­drais à ce pays mien (…) et je lui dirais : (…) ma bouche sera la bouche des mal­heurs qui n’ont point de bouche, ma voix la liber­té de celles qui s’affaissent au cachot du déses­poir », écri­vait Césaire.

Kou­rou­ma était sans doute l’un des der­niers monstres sacrés de cette mou­vance. La nou­velle géné­ra­tion d’écrivains des années 1990 rompt avec ces visions mili­tantes pour déve­lop­per de nou­velles formes lit­té­raires mar­quées par l’introspection sur fond de mon­dia­li­sa­tion et d’émigration. En 2001, le dra­ma­turge togo­lais Kos­si Efoui, un des écri­vains sans doute les plus talen­tueux du nou­veau vivier lit­té­raire, fai­sait scan­dale au fes­ti­val Eton­nants voya­geurs à Bama­ko en affir­mant que « la lit­té­ra­ture afri­caine n’existe pas (4) ». Et il ajou­tait : « L’écrivain afri­cain n’est pas sala­rié par le minis­tère du tou­risme, il n’a pas mis­sion d’exprimer l’âme authen­tique afri­caine. » La Séné­ga­laise Fatou Diome, qui a connu en 2003 un beau suc­cès de librai­rie avec son pre­mier roman, Le Ventre de l’Atlantique, sou­tient pour sa part qu’elle « ne parle pas au nom d’une socié­té » : « Je ne suis pas la porte-parole de l’Afrique (5). »

Dans un article impor­tant inti­tu­lé « Les enfants de la post­co­lo­nie », le théo­ri­cien de la bande, le Dji­bou­tien Abdou­rah­man A. Wabe­ri, a expli­qué ce refus de l’africanité chez les écri­vains afri­cains contem­po­rains par la migra­tion, l’exil, le métis­sage. Vivant en France, pour cer­tains depuis leur nais­sance, ils refusent de se défi­nir seule­ment en tant qu’Africains. « Pour for­cer le trait, pour­suit Wabe­ri, on pour­rait dire qu’auparavant on se vou­lait d’abord nègre et qu’aujourd’hui on se vou­drait d’abord écri­vain et acces­soi­re­ment nègre. » Il est signi­fi­ca­tif, rap­pelle Wabe­ri, que « le thème du retour au pays natal a pra­ti­que­ment dis­pa­ru du pay­sage roma­nesque afri­cain : c’est le thème contraire (l’arrivée de l’Africain en France) qui fait fureur chez les jeunes écri­vains (6) ».

La ten­dance est à l’auto-exploration, à l’autodéfinition, si l’on en croit l’universitaire Odile Caze­nave. « Contrai­re­ment à leurs pré­dé­ces­seurs, ils offrent un regard de nature et de por­tée dif­fé­rentes. C’est un regard non plus tour­né néces­sai­re­ment vers l’Afrique, mais plu­tôt vers soi (…) : écri­tures de soi afri­cain, “écri­tures afri­caines de soi” pour reprendre l’expression et le concept d’Achille Mbembe, elles démontrent la pos­si­bi­li­té de s’auto-écrire et de se pen­ser hors des pres­crip­tions de l’Occident/l’ancien pou­voir colo­ni­sa­teur (7). »

Syl­vie Cha­laye, spé­cia­liste du théâtre afri­cain, voit la même ten­dance dans les nou­velles écri­tures théâ­trales qui, explique-t-elle, « quittent le ter­rain miné de l’africanité pour une ins­crip­tion plus large dans le monde. Ce nou­veau posi­tion­ne­ment où l’appartenance à l’humanité prend le des­sus sur les fixa­tions de l’identité leur per­met de renou­ve­ler l’appréhension de l’Afrique et du peuple noir (8) ».

Les jeunes écri­vains ne se dés­in­té­ressent pas pour autant tota­le­ment des convul­sions qui secouent leur conti­nent mal en point. A l’exception peut-être d’un Kos­si Efoui, qui a construit une œuvre sin­gu­lière sans repères pré­cis et en phase avec sa mise en cause de l’essentialisme et du cultu­ra­lisme sous-jacents à la pen­sée de la négri­tude, la nou­velle géné­ra­tion de roman­ciers puise dans les espoirs et les dés­illu­sions de ses pays d’origine l’essentiel de sa matière brute. Tout en recher­chant les moyens esthé­tiques et for­mels appro­priés pour « désexo­ti­ser » le dis­cours des ori­gines et le rendre uni­ver­sel. « En fait, je n’ai jamais ces­sé de par­ler de la ques­tion noire, mais j’essaie de faire en sorte que mon théâtre engage chaque être humain à tra­vers la sin­gu­la­ri­té de l’expérience vécue du Noir (9) », explique l’homme de théâtre Kof­fi Kwa­hu­lé.

C’est par l’allusif, le mythique et l’incantatoire que le Tcha­dien Koul­sy Lam­ko et le Mal­gache Jean-Luc Raha­ri­ma­na­na réus­sissent, pour leur part, à « faire voir les valeurs d’éternité » impli­quées dans les situa­tions his­to­riques afri­caines, sou­vent cen­trales dans leurs récits (10). Assez iso­lé, l’écrivain séné­ga­lais Bou­ba­car Boris Diop, qui vient de publier son pre­mier roman en wolof (11), déplore la « dépo­li­ti­sa­tion » des élites artis­tiques afri­caines et recherche de nou­velles formes d’engagement, notam­ment autour de la cri­tique de la mon­dia­li­sa­tion et de la fran­co­pho­nie.
L’expérience de l’indicible

Para­doxa­le­ment, le choix qu’a fait Diop d’écrire désor­mais dans sa langue mater­nelle – choix qui reste excep­tion­nel dans le champ lit­té­raire fran­co­phone – relève autant d’une forme d’engagement poli­tique que de la recherche d’une cohé­rence esthé­tique : rap­pro­cher l’écrivain afri­cain de son ima­gi­naire. Plus ouver­te­ment poli­tique a été la démarche de la pléiade de jeunes écri­vains qui ont récem­ment consa­cré un recueil de nou­velles aux tur­pi­tudes de la « Fran­ça­frique (12) ». Mais c’est peut-être la revue Afri­cul­tures qui témoigne de l’intensité du débat autour de l’« inutile uti­li­té de la lit­té­ra­ture », selon l’expression de Boni­face Mon­go-Mbous­sa (13).

Ce dilemme entre afri­ca­ni­té et uni­ver­sa­li­té, entre enga­ge­ment et liber­té de l’artiste, était déjà au cœur des débats qui se sont dérou­lés à N’Djamena (Tchad), l’année der­nière, dans le cadre du nou­veau Congrès des écri­vains d’Afrique et de ses dia­spo­ras. Orga­ni­sé par le Tcha­dien Nocky Dje­da­noum et l’Ivoirienne Maï­mou­na Cou­li­ba­ly, qui se sont fait connaître en accueillant à Lille depuis dix ans Fest’Africa (14), seul fes­ti­val fran­çais consa­cré aux cultures afri­caines, le congrès de N’Djamena a réuni, du 24 octobre au 2 novembre 2003, une cen­taine d’écrivains et d’artistes noirs venus du monde entier. Le thème du congrès était jus­te­ment « Paix et guerres : l’engagement en ques­tion ». Très vite, les par­ti­ci­pants sont tom­bés d’accord sur les limites d’un enga­ge­ment lit­té­raire clas­sique. Sur­tout après le géno­cide au Rwan­da (1994).

En 1998, Nocky Dje­da­noum avait orga­ni­sé à Kiga­li une rési­dence d’écrivains afin d’inscrire le géno­cide rwan­dais dans l’imaginaire lit­té­raire afri­cain. Ce pro­jet, « Rwan­da : écrire par devoir de mémoire », a débou­ché sur une dizaine de livres qui expliquent, au tra­vers de la fic­tion, la folie, la haine inhu­maine de géno­ci­deurs trop humains et la souf­france des vic­times et des sur­vi­vants. Cette expé­rience de l’indicible et du silence a été un moment impor­tant, voire un tour­nant dans l’histoire lit­té­raire afri­caine, car elle a mon­tré à la fois la néces­si­té et l’impossibilité de l’engagement. C’est une prise de conscience capi­tale pour l’écrivain afri­cain, qui, nour­ri d’un demi-siècle de dis­cours mes­sia­niques sur la lit­té­ra­ture, se met à dou­ter de l’adéquation entre le réel et le récit. « Le lan­gage est, on le voit à chaque crise, inadé­quat à dire le monde et toutes ses tur­pi­tudes, les mots res­tent de pauvres béquilles mal assu­rées, tou­jours à fleur de dés­équi­libre (15) », a écrit Wabe­ri à son retour du Rwan­da.

Il faut pour­tant conti­nuer d’écrire pour dire le monde, pour l’interroger. C’est ce que font les écri­vains afri­cains. Avec déses­poir, car l’idéal d’une lit­té­ra­ture capable de chan­ger le monde s’est effon­dré. Mais la jeune géné­ra­tion écrit avec la cer­ti­tude que, tant qu’elle écri­ra, elle vivra. L’Afrique vivra. C’est sans doute le poète tcha­dien Nim­rod qui a su le mieux expri­mer cette urgence : « Il ne nous reste que la culture. (…) Tant que nous tra­vaillons à exploi­ter notre fond, tant que nous sau­rons peindre, écrire et pen­ser l’énigme de notre être au monde, tant que sub­sis­te­ront dans nos pays une forêt équa­to­riale, le Sahel et le chant des Bozos, nous vivrons (16). »

Notes

(1) Pré­face à Cahier d’un retour au pays natal, d’Aimé Césaire, Pré­sence afri­caine, Dakar-Paris, 1947.

(2) Benoît Denis, Lit­té­ra­ture et enga­ge­ment : de Pas­cal à Sartre, Seuil, coll. « Points », Paris, 2000, p. 268.

(3) Pré­sence afri­caine, n° 24 – 25 et 27 – 28 (nou­velle série), 1959, consa­crés au 2e Congrès inter­na­tio­nal des écri­vains et artistes noirs.

(4) Lire Jean-Luc Douin, « Ecri­vains d’Afrique en liber­té », Le Monde, 22 mars 2002.

(5) Lire Mous­sa Sawa­do­go, « Lit­té­ra­ture fran­co­phone sub­sa­ha­rienne : un manque de popu­la­ri­té », Le Cour­rier ACP-UE, Bruxelles, mai-juin 2002, p. 69 – 70.

(6) Cf. « Nou­veaux pay­sages lit­té­raires », Notre librai­rie, n° 135 et 136, Paris, sep­tembre-décembre 1998, p. 8 – 15.

(7) Odile Caze­nave, Afrique sur Seine : une nou­velle géné­ra­tion de roman­ciers afri­cains à Paris, L’Harmattan, Paris, 2003, p. 8.

(8) Syl­vie Cha­laye, « Des dra­ma­turges qui se pensent au monde », Afri­cul­tures, n° 54, Paris, jan­vier-mars 2003.

(9) Ibid.

(10) Lire Jean-Luc Raha­ri­ma­na­na, Nour 1947, Le Ser­pent à plumes, Paris, 2003.

(11) Doo­mi golo, édi­tions Papy­rus d’Afrique, Dakar, 2004.

(12) Der­nières nou­velles de la Fran­ça­frique, Vents d’ailleurs, La Roque‑d’Anthéron, 2004.

(13) Afri­cul­tures, n° 59, avril-juin 2004.

(14) www.nordnet.fr/festafrica

(15) Abdou­rah­man A. Wabe­ri, Mois­son de crânes : textes pour le Rwan­da, Le Ser­pent à plumes, Paris, 2000, p. 14.

(16) Nim­rod, Tom­beau de Léo­pold Sédar Sen­ghor, Le Temps qu’il fait, Cognac, 2003, p. 55.