Paul Gillman, la légende du rock parle du Venezuela

Entre­tien réa­li­sé par Alfon­so Pin­zon

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Rol­ling Stone


Tra­duit par ZIN TV

Qu’est qui va peser plus, un ter­ro­riste der­rière un cla­vier ou des mil­liers de per­sonnes qui veulent voir un concert de rock ?

Paul Gil­l­man a don­né récem­ment un entre­tien au maga­zine Rol­ling Stone de Colom­bie, nous nous sommes per­mis de vous le tra­duire car sa vision dis­so­nante sur la situa­tion actuelle dans son pays est éclai­rante.

L’in­vi­ta­tion et l’an­nu­la­tion (par l’or­ga­ni­sa­tion) de sa pré­sen­ta­tion au Rock al Parque ont don­né der­niè­re­ment du fil à retordre aux posi­tions anta­go­nistes du conflit actuel au Vene­zue­la. L’homme d’af­faires Julio Cor­real — connu pour avoir fait venir en Colom­bie des artistes comme Cera­ti, Molo­tov et Dra­co Rosa, ain­si que Manu Chao et Calle 13, notoi­re­ment connus pour leurs posi­tions à gauche — a entre­pris une cam­pagne contre Gil­l­man, une légende du rock métal sud-amé­ri­cain avec 40 ans de car­rière en annu­lant son concert au Rock al Parque à cause de sa sym­pa­thie envers le gou­ver­ne­ment de Nicolás Madu­ro.

Julio Cor­real fait par­tie des cofon­da­teurs de cette fête popu­laire, et il est clair que sa voix pèse dans l’or­ga­ni­sa­tion. La ques­tion qui se pose est s’il est légal pour tout entre­pre­neur pri­vé d’in­ter­fé­rer dans une poli­tique qui fonc­tionne avec les res­sources publiques ?

Pour l’ins­tant, nous avons la ver­sion de Paul Gil­l­man, qui au-delà de ce qui s’est pas­sé au fes­ti­val, nous montre une facette du Vene­zue­la qui, à son avis, reste bien caché pour les Colom­biens. A vous de juger.

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Raconte-nous avec tes propres mots, ce qui t’est arri­vé avec Rock al Parque?, Pour­quoi t’a t‑on reti­ré de l’af­fiche ?

La seule chose que je peux te dire que je n’ai rien fait pour être dans cette situa­tion, c’est un peu comme quand vous êtes à l’é­cole et qu’un élève lance une craie au prof, et quand elle se tourne, elle se défoule sur celui qui à l’air le plus stu­pide (rires). Je pense que c’est ce qui m’est arri­vé ; c’est tout sim­ple­ment une situa­tion poli­tique qui a été exa­cer­bé à un point que nous ne pou­vons pas com­prendre. Il y a des gens à l’é­tran­ger qui nous appellent croyant que nous sommes en pleine guerre civile et que nous sommes en train de nous tuer dans les rues … c’est ce qui se passe dans deux ou trois rues au centre-ville de Cara­cas, et tout à coup il y a une autre rue laté­rale dans une autre région, mais la la publi­ci­té, les médias, cette chose si malade, nous fait croire que nous sommes en train de vivre pra­ti­que­ment au Viet­nam, ou je ne sait pas où, mais ce n’est pas le cas.

Eh bien, je payé pour mes péchés ; tout le monde connait ma posi­tion poli­tique, mais je n’al­lais pas en Colom­bie pour faire des dis­cours ou tenir des forums. Les fois où je suis allé à jouer en Colom­bie, à Calar­ca, à Medel­lin, Bogo­ta… Je suis allé à chan­ter parce que c’est ce que je sais faire. Quand je suis dans mon pays, je peux tenir mon émis­sion radio ou à la télé­vi­sion, mais quand je sors à l’é­tran­ger, je ne fait que chan­ter ma musique.

Je suis juste un dom­mage col­la­té­ral des rela­tions ten­dues entre nos deux pays, et ce sont des ques­tions que doivent résoudre le poli­tique, mais vous n’al­lez tout de même pas payer un musi­cien de rock parce qu’il a des idées dif­fé­rentes des vôtres…

D’autres groupes ouver­te­ment à gauche ont joué à Rock al Parque et n’ont pas été cen­su­rés, les red­necks, des groupes abso­lu­ment fas­cistes, des ploucs de droite, et per­sonne ne les a cen­su­rés, alors pour­quoi moi ? Depuis que j’ai écrit ma pre­mière chan­son en 1977 jus­qu’à aujourd’­hui, j’ai sui­vis une ligne droite, je suis tou­jours le même. C’est une déci­sion assez injuste et par­tiale mani­pu­lée par la haine d’une per­sonne qui est mon­té en grade… un homme, Julio … je ne me sou­viens pas de son nom, heu­reu­se­ment d’ailleurs. Il a mené ce mou­ve­ment de rejet et de la haine.

Cet homme ne me connaît pas, on n’a jamais pris un café ensembles, je ne sais pas pour­quoi il ma hait tel­le­ment, je n’ai pas les mains pleines de sang, comme il le pré­tend …

Je pense que si l’on tente de com­prendre, et rec­ti­fier c’est une affaire de sages, Rock al Parque — au lieu de créer une contro­verse de cette taille — il pour­rait même tou­cher des âmes, y com­pris des États car j’in­carne un artiste véné­zué­lien qui tra­verse les fron­tières avec le même amour avec lequel l’a fait Simon Boli­var parce que je com­prends que je suis aus­si dans mon pays, où nous avons chan­té beau­coup de chan­sons.

Main­te­nant, j’ai l’hon­neur de venir chan­ter les chan­sons d’El­kin Rami­rez, qui était mon ami pour la vie. Bien sûr, ils ne sont pas encore sus­pen­dus le concert, parce que je pense qu’il s’a­git d’un entre­pre­neur sérieux. Je ne pense pas que qu’un colom­bien qui se pré­tends rocker va rui­ner un hom­mage au plus grand rocker qu’a eu la Colom­bie …

Tu dit ne pas connaitre Julio Cor­real. Crois-tu qu’il y ait un inté­rêt pour créer une cam­pagne pas­sion­nelle et t’ex­clure du fes­ti­val ?

La véri­té c’est que je ne sais pas ; Je crois que je suis la pre­mière per­sonne à être frap­pé par une déci­sion aus­si injuste et cruelle, sur­tout parce que je fête mes 40 ans de car­rière, et que j’au­rais vou­lu le par­ta­ger avec le public colom­bien. En fait, démo­cra­ti­que­ment, sur mon site Web, nous avions ouvert un onglet pour que le public Colom­bien puisse voter les chan­sons qui allaient être pro­gram­més au concert, donc je n’al­lais même pas choi­sir le réper­toire car il est dif­fi­cile de choi­sir dans 40 ans et 43 disques, un record que per­sonne n’a en Amé­rique latine.

Par res­pect, et pour beau­coup de choses … Je n’ai pas com­pris… ni 40 ans d’ex­pé­rience, ni le res­pect que je res­sens pour le public colom­bien, ou la façon dont j’ai trai­té Kra­ken, qui a été le seul groupe que nous avons ame­né au Gil­l­man Fest, un fes­ti­val comme Rock al Parque, mais avec 1% du bud­get… il suf­fit de deman­der aux musi­ciens com­ment ils ont été trai­tés avec digni­té, avec amour … et tout à coup c’est la réponse que vous obte­nez : « parce que tu penses dif­fé­rem­ment, je t’ex­clus ».

Je veux que ce soit clair : moi, Paul Gil­l­man, ne blâme pas l’or­ga­ni­sa­tion de Rock al Parque. L’or­ga­ni­sa­tion du fes­ti­val a été ter­ro­ri­sée par cet homme Julio, qui a diri­gé ce mou­ve­ment dans le but de m’ex­clure ; il a éga­le­ment mobi­li­sé des fibres véné­zué­liennes qui sont un peu sen­sibles. En fait, quand je com­mence à véri­fier, il y a des musi­ciens que j’ai nour­ris, cer­tains ont dor­mi dans ma mai­son, d’autres invi­tés dans mes émis­sions, et fait venir dans des fes­ti­vals. Je ne com­prends pas pour­quoi il y a une haine poli­tique, et beau­coup ont ces­sé de me par­ler. Mais si vous met­tez cette réac­tion sur une balance, il y a beau­coup plus de gens qui veulent voir ce spec­tacle que ceux avec leur haine et leur ter­ro­risme.

C’est pour cela que j’in­vite donc ceux de Rock al Parque à être hon­nête avec les gens et de ne pas écou­ter les ter­ro­ristes, écou­tez les gens. Pour­quoi ne pas se sou­mettre aux voix du peuple ? « Vou­lez-vous ou pas que Paul Gil­l­man vienne ? ». Osez-le faire, si les gens ne veulent pas de moi, je ne vien­drais pas. Qu’est qui va peser plus, un ter­ro­riste der­rière un cla­vier ou des mil­liers de per­sonnes qui veulent voir un concert de rock ? Car il est clair que Paul Gil­l­man va en Colom­bie pour res­pec­ter la Colom­bie, j’y vais pour chan­ter, pas pour convaincre, ou don­ner des dis­cours poli­tiques.

Il y a un sec­teur qui dit qu’il s’a­git d’une cen­sure envers Paul Gil­l­man, mais par ailleurs, il fait par­tie d’un gou­ver­ne­ment qui cen­sure la presse et l’op­po­si­tion, qu’en penses-tu ?

Écou­tez, je ne vais pas vous par­ler du gou­ver­ne­ment colom­bien parce que cha­cun ont leurs avan­tages et leurs incon­vé­nients, ou ses par­ti­sans et ses détrac­teurs. J’ai mon opi­nion sur le gou­ver­ne­ment colom­bien, mais par res­pect ne va pas le dire parce que ce serait une ingé­rence, et d’un autre côté je ne veux pas une ingé­rence dans mon pays. Vous devez vivre ici et voir ce que je vois, ce que les gens souffrent, et non pas ce que les médias montrent. C’est le monde à l’en­vers, cher à Eduar­do Galea­no.

C’est le seul com­men­taire du un peu poli­tique que je vais faire. Je pense que l’or­ga­ni­sa­tion s’est fait inti­mi­der et est en train de com­mettre un acte d’in­jus­tice ; Il est en train de cen­su­rer un artiste pour ses idées, et non pas pour sa musique ou sa car­rière.

D’un point de vue artis­tique, le rock est une expres­sion rock contes­ta­taire, qui est en géné­ral contre l’esta­blish­ment. Peux-t-on faire du rock étant à la fois en phase avec l’es­ta­blish­ment, qui dans ce cas est un gou­ver­ne­ment ?

Toute ma vie je me suis bat­tu. Ma pre­mière chan­son a s’in­ti­tule Liber­tad et je l’ai écrit en 1978, et c’est un des clas­siques de Arkan­gel. J’ai enre­gis­tré en Repre­sión Lati­noa­me­ri­ca­na, j’ai enre­gis­tré El Desem­plea­do (le chô­meur), Los Gusa­nos del Poder (les vers-de terre au pou­voir), qui dit « Ils se moquent de toi, ils se moquent de moi / donne moi ton épée liber­ta­dor pour te ven­ger »… tant de chan­sons révo­lu­tion­naires que j’ai écrit dans ma vie. Je les ai enre­gis­trés dans les années 80, quand nous avions une dic­ta­ture bru­tale dégui­sée en démo­cra­tie, quand il y avait des dis­pa­ri­tions et des meurtres de tant de jeunes qui pen­saient dif­fé­rem­ment. Nous l’a­vons vécu, c’est pour cela que j’ai écrit contre tout ça.

Mais quand un gou­ver­ne­ment arrive, et la pre­mière chose qu’il fait est de m’ac­cep­ter en tant que rocker, aucun gou­ver­ne­ments pré­cé­dent n’a jamais fait ça, ouvrir les voies … Le com­man­dant Cha­vez a créé le Gil­l­man Fest — presque par décret pré­si­den­tiel — pour créer un fes­ti­val de rock, je n’ai vu ça nulle part ailleurs. Le pré­sident Madu­ro est issu du groupe Enig­ma, un groupe de hea­vy rock, il était le gui­ta­riste … Vais-je chan­ter contre ceux qui m’ouvrent des portes?, Contre ceux qui m’ont don­né le pou­voir de don­ner aux musi­ciens du rock — qui étaient par ailleurs pié­ti­nés, tor­tu­rés et assas­si­nés — une plate-forme digne et leur payer ce qu’ils méritent?, je devrais être fou.C’est comme si j’é­tais le Pape, qui écoute Dim­mu Bor­gir ou Venom, en allant dor­mir, ce serait contra­dic­toire. Ou bien vous êtes sata­nique, ou bien vous êtes le Pape. Je ne peux pas chan­ter contre ceux qui me donnent tout ce pour­quoi je chante.

Main­te­nant, il y a des com­bats dans les rues et des morts entre les deux par­ties, ce qui est vrai, je ne dis pas que ça ne se passe pas. Mais il y a aus­si des choses ici qui ont lieu et qui ne se montrent pas à l’ex­té­rieur. Est-ce que vous savez qu’ils ont ten­té de brû­ler une mater­ni­té avec 54 enfants à l’in­té­rieur ? Non, ils ne te le diront-pas. Des choses hor­ribles se passent ici et les gens savent qui le fait.

Je vais juste te lais­ser cette pen­sée : il y a des fous dans les rues, com­plè­te­ment fous, malades, fana­tiques de la la haine, comme ce mon­sieur Julio, qui repré­sente ce que l’op­po­si­tion repré­sente au Vene­zue­la, je t’ai tout dis je crois. Sépa­ra­tion de classes, le racisme, une classe moyenne supé­rieure haïs­sant les classes les plus pauvres parce main­te­nant ils ont un loge­ment et avant ne l’a­vaient pas… l’é­du­ca­tion gra­tuite … J’i­ma­gine que tout ça on vous le dit pas ; tant de choses que le gou­ver­ne­ment fait pour le peuple. Il s’a­git d’une classe moyenne supé­rieure qui veut reprendre le pou­voir et écra­ser les pauvres.

Je suis du côté des pauvres gens qui se défendent d’une attaque ter­ro­riste et bru­tale. Ce qui se passe est que, mal­heu­reu­se­ment, on vous vends tout à l’en­vers. « Les mani­fes­tants paci­fiques, » Mon cul !, Ils tirent aveu­gle­ment dans la foule, puis c’est la faute au gou­ver­ne­ment, qui défend les écoles du pillage, les hôpi­taux…

Saviez-vous qu’ils ont brû­lé un théâtre?, Saviez-vous qu’ils ont brû­lé une uni­ver­si­té?, Saviez-vous qu’ils ont brû­lé 154 bus de pre­mière classe néces­saires dont le peuple avait besoin ? Il y a des choses hor­ribles. « Il n’y aurait pas de nour­ri­ture au Vene­zue­la ? », bien-sûr, ces gars-là sai­sissent les camions et les brûlent,ils pré­fèrent voir les gens mou­rir de faim pour rendre ce pays ingou­ver­nable et qu’on s’entre-tuent.

Il s’a­git tout sim­ple­ment d’une oppo­si­tion fas­ciste bru­tale contre un peuple, un peuple qui résiste. C’est tout ce qui se passe ici. Vais-je être en faveur de quatre fous de la haute socié­té qui veulent détruire notre peuple humble et enle­ver tous les droits que nous avons gagné ? Non, je ne suis pas fou, je suis du côté du peuple, et le temps m’ac­quit­te­ra.

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Penses-tu qu’en tant qu’ar­tiste tu as la res­pon­sa­bi­li­té de prendre une posi­tion poli­tique et par­ti­ci­per au débat ?

Bien sûr, par exemple, je suis un grand admi­ra­teur de Ted Nugent, et j’ai tout les disques depuis les Amboy Dukes, mais je n’ai aucune affi­ni­té avec l’ul­tra radi­ca­lisme des red­neck répu­bli­cains qu’il a dans la tête, ni avec les armes et la chasse des ani­maux. Je ne vais pas voir un concert de Ted Nugent, ce serait stu­pide car ce sera plein de gens comme lui et si je dis « Vive Oba­ma!, Pour­quoi tu n’aime pas les Noirs ? ». Je me ferais tuer. Je ne suis pas idiot, je reste à la mai­son et je ne vais pas le voir.

C’est la meilleure façon, si tu n’aimes pas, n’y vas pas, ne lui détruit pas son concert, s’il te plaît. Il a ses pen­sées, même si je ne suis pas d’ac­cord avec lui. Mon plus grand idole, c’est Alice Cooper, j’ai eu la chance de le ser­rer dans mes bras, c’est un répu­bli­cain, et je n’aime pas les répu­bli­cains. Vais-je pour autant brû­ler ses disques ? Je serait un imbé­cile.

Tout le monde a sa posi­tion. Neil Young, a une posi­tion fron­tale contre le gou­ver­ne­ment Trump. Com­bien d’i­doles du rock n’ont pas en ce moment des posi­tions fron­tales contre Trump ? Ce n’est donc pas une rai­son pour détruire son concert. Bruce Spring­steen, une icône, il déteste Trump, ça ne veut pas dire qu’ils vont mettre un décret pour l’empêcher de jouer par­tout, parce que nous par­lons de démo­cra­tie, pas vrai ?

Et pour ter­mi­ner, com­ment vois-tu l’a­ve­nir du Vene­zue­la?, Que penses-tu ce qui va se pas­ser ?

Nous ne le savons pas. Depuis que le com­man­dant Cha­vez est arri­vé au pou­voir cela a été une lutte achar­née pour que la droite ne redonne tout ce qu’elle avait volé pen­dant 40 ans, à l’é­poque que nous vivions dans une fausse démo­cra­tie. Main­te­nant, nous sommes dans une démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive dans laquelle les gens prennent les déci­sions, il y a des avan­cées et des reculs qui ne ces­se­ront jamais. Ceci est une lutte de classe, et j’es­père, que cela s’ar­rê­te­ra un jour. Qu’ils aient l’in­tel­li­gence, à la fois d’un côté et de l’autre pour asseoir et négo­cier. Les FARC ont négo­cié avec le gou­ver­ne­ment, non ?, Ce ce fait, le Vene­zue­la y était pour beau­coup dans les négo­cia­tions pour la paix en Colom­bie.

Nous espé­rons que l’op­po­si­tion revienne à la rai­son parce que Nicolás Madu­ro leur a dit 30.000 fois de s’as­soir et de par­ler, et ils ne veulent pas et ils ne veulent pas et ils ne veulent pas. Le pape leur dit de dia­lo­guer et ils ne veulent pas.

Le Vene­zue­la est ven­du. Toutes nos res­sources natu­relles … Nous sommes le pays qui a le plus de pétrole sous ses terres, et main­te­nant on a du col­tan, de l’or et des dia­mants. Nous ne savons pas si c’est une béné­dic­tion ou une malé­dic­tion parce que les grandes puis­sances étran­gères regardent le Vene­zue­la comme un affa­mé qui a pas­sé trois jours sans man­ger et qui est devant un rôti.

Vene­zue­la est main­te­nant au centre d’une dis­corde, ils veulent nos res­sources, et pour cela il y aura une guerre civile. C’est cela qui se joue au Vene­zue­la, au tra­vers des cendres et la puan­teur de nos morts viennent les trans­na­tio­nales s’ac­ca­pa­rer ce qui est à nous. C’est tout.

Je ne sais pas ce qui va se pas­ser, per­sonne de sain d’es­prit ne peut dire ce qui se pas­se­ra. Ce que nous vou­lons est le meilleur pour le Vene­zue­la, et le retour de la paix.

Ain­si soit-il.

 

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