Petit instantané de décomposition médiatique : quand la BBC plonge sous la surface

A partir d'un entretien du porte-parole de l’ UX (Urban eXperiment), un cas d’école de désinformation en a été tiré. Même la BBC, n'est plus à l’abri des plus flagrantes dérives du sous-journalisme contemporain.

Quand il m’a racon­té cette his­toire, Lazar Kunst­mann oscil­lait entre fou rire (ner­veux) et indi­gna­tion. Sol­li­ci­té par la BBC il y a quelques semaines pour un entre­tien, le porte-parole de l’ UX (Urban eXpe­riment) venait de décou­vrir le repor­tage sonore qui en avait été tiré. Un cas d’école de dés­in­for­ma­tion, m’assurait-il. Il n’avait pas tort. Récit.

Source de l’ar­ticle : article 11

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C’est un court repor­tage sonore cen­sé­ment « embed­ded », dif­fu­sé le 23 novembre der­nier en terre bri­tonne, sur BBC Radio 4. On y entend deux jour­na­listes de la BBC (Lucy Ash et Kirs­ty Lang) par­cou­rir les cata­combes pari­sienne en com­pa­gnie de soi-disant membres de l’UX (Urban eXpe­riment), orga­ni­sa­tion très discrète[[Pour d’évidentes rai­sons de cohé­rence et d’efficacité, l’UX ne dévoile jamais ses bases]] dévouée à la sau­ve­garde d’un patri­moine délais­sé et à l’exploration urbaine. Le ton est mys­té­rieux et exci­té, et les deux enquê­trices pavoisent en mode Albert Londres : un repor­tage avec les mys­té­rieux UXiens, ça vaut son pesant de caca­houètes pul­lit­ze­riennes.
Pro­blème : de membres de l’UX avec elles, il n’y avait aucun, foi des prin­ci­paux inté­res­sés. Et les « jour­na­listes » le savaient per­ti­nem­ment – l’UX avait uni­que­ment accep­té de répondre à un court entre­tien télé­pho­nique, refu­sant en bloc toute éven­tua­li­té de cra­pa­hu­tage sou­ter­rain en leur com­pa­gnie (tout en les met­tant – lour­de­ment – en garde contre les impos­tures).

Ce qui s’est pas­sé ? Les deux jour­na­listes ont à l’évidence dégot­té deux ado­les­cents ama­teurs de sou­ter­rains qui n’avaient rien à voir avec l’UX mais ne rechi­gnaient pas à fri­mer un peu en s’en reven­di­quant. Puis elles ont habi­le­ment mon­té leur « enquête », entre­mê­lant entre­tien télé­pho­nique avec des membres du col­lec­tif et extraits sonores du cra­pa­hu­tage en ques­tion. Une manière effi­cace de faire pas­ser la pilule du gros­sier amal­game, sans jamais men­tion­ner les déné­ga­tions des véri­tables membres de l’UX[[C’est vrai pour la ver­sion radio. Le papier ensuite publié sur le site de la BBC fut cor­ri­gé de manière à indi­quer que Lazar Kunst­mann, porte-parole de l’UX, avait rué dans les bran­cards. Expé­dié en une phrase.]].

Som­mée de s’expliquer par des membres de l’UX très éner­vés après la dif­fu­sion du sujet, Lucy Ash répon­dit que c’était de leur faute, aus­si, merde alors : à agir en clan­des­tins, on s’expose à ce genre de tra­cas et à l’usurpation d’identité. Puis elle enfon­ça le clou, de cette phrase que Lazar, le porte-parole de l’UX, me répète plu­sieurs fois, d’un air aus­si rêveur qu’abasourdi : « Je ne vois pas de quoi tu te plains, de toute manière. D’habitude, les gens sont très contents. Ça leur fait de la pub. » Devant la réac­tion atter­rée de Lazar (D’habitude ?), la « jour­na­liste » en remit une couche : « Bah oui, ça fait des mil­lions et des mil­lions de gens qui découvrent votre bou­lot, non ? »[[Ces pro­pos m’ont été rap­por­tés par Lazar Kunst­man.]]

Et Lazar de s’étrangler d’indignation : « C’est hal­lu­ci­nant, quand même. Elle nous explique que c’est leur méthode de tra­vail habi­tuelle – faire croire que tu as pas­sé des jours avec quelqu’un quand tu lui as juste par­lé quinze minutes au télé­phone. Et cette méthode repose sur un chan­tage éco­no­mique, basé sur la puis­sance de la BBC. Il y a un pro­blème, non ? » Oui

***

Pour bien com­prendre cette his­toire et ce qu’elle dit sur l’habitus média­tique contem­po­rain, il faut replon­ger dans l’histoire de ce col­lec­tif étrange autant que fas­ci­nant, l’UX. Ses membres agissent inco­gni­to dans Paris, affai­rés à res­tau­rer le patri­moine aban­don­né et à bri­ser les ver­rous. Règle d’or : ils n’acceptent d’un tan­ti­net média­ti­ser leurs actions qu’une fois ces der­nières décou­vertes par la police. Article11 avait publié un entre­tien avec leur porte-parole, Lazar Kunst­mann en décembre 2009 (« Si ça ne va pas assez vite, rac­cour­cis­sez la boucle ») ; je t’en reco­pie l’intro pour situer le groupe et m’épargner la fas­ti­dieuse redite :

Deux fois déjà, eux qui agis­saient dans le plus grand secret ont défrayé la chro­nique, per­cés à jour. Sou­dain, les médias se pen­chaient sur eux, avec des yeux gour­mands, armés de révé­la­tions fra­cas­santes : il y avait dans Paris un peuple étrange qui pas­sait ses jour­nées à res­tau­rer un patri­moine déla­bré, à l’abri des regards. Des gens qui, gra­tui­te­ment, inves­tis­saient des lieux oubliés pour les faire revivre sous l’enseigne UX (Urban eXpe­riment). Des drôles d’oiseaux que per­sonne n’arrivait à vrai­ment cer­ner.

La pre­mière fois, c’était en 2004. La police décou­vrait à côté de la ciné­ma­thèque du Palais Chaillot un com­plexe sou­ter­rain doté d’une salle de pro­jec­tion. Un lieu où un mys­té­rieux groupe bap­ti­sé La Mexi­caine De Per­fo­ra­tion orga­ni­sait tous les ans un fes­ti­val de ciné­ma. Quelques jours plus tard, de mys­té­rieux démé­na­geurs embar­quaient l’ensemble du maté­riel res­té sur place, envo­lé comme par magie mal­gré la sur­veillance poli­cière. Sur une planche posée au milieu de la pièce, un simple mes­sage : « Ne cher­chez pas ».

La deuxième fois, c’était en 2006 : les Unter­gun­ther, sous-divi­sion de l’UX, avaient entre­pris de res­tau­rer clan­des­ti­ne­ment une hor­loge monu­men­tale située en plein Pan­théon. Une année de bou­lot pour sau­ver une pièce de patri­moine qui pour­ris­sait sur place, un tra­vail par­fait et… un pro­cès inten­té par l’administration du Pan­théon, vexée de l’humiliation et fort heu­reu­se­ment débou­tée. La presse en avait fait ses choux gras : des bien­fai­teurs por­tés devant la jus­tice par ceux-là même qu’ils avaient aidés, l’affaire ne man­quait pas de piquant[[Tout ça est très bien racon­té – entre autres – dans un livre publié en 2009 par les édi­tions Hazan, La Culture en clan­des­tin, l’UX, plon­gée jubi­la­toire dans l’univers de cette armée sou­ter­raine. On y croise les membres de La Mexi­caine De Per­fo­ra­tion et leurs fes­ti­vals de ciné­ma clan­des­tins, les Unter­gun­ther, spé­cia­li­sés dans la res­tau­ra­tion, les filles du Mouse House, pro­fes­sion­nelles de l’infiltration en lieu public, des légions d’amateurs de zones urbaines délais­sées et de flics qui cherchent à les coin­cer. Tout un monde des­ti­né à res­ter loin de la sur­face et sou­dain por­té en pleine lumière par une plume bien trem­pée.
]].

L’UX pos­sède à pre­mière vue tous les attri­buts du bon client média­tique. La clan­des­ti­ni­té de l’organisation et son carac­tère mys­té­rieux (des gens qui s’introduisent là où per­sonne ne va…) déclenchent for­cé­ment chez tout bon scri­bouillard en quête de fris­sons ven­deurs le même genre de ric­tus pro­fes­sion­nel que l’évocation d’une mou­vance anar­cho-auto­nome tapie dans l’ombre ou de réseaux de dea­lers de cro­co­diles en forêt de Bro­cé­liande. Une pure aubaine.

D’autant que l’UX a sou­vent été assi­mi­lée (à tort) aux cataphiles[[Si l’UX emprunte par­fois les cata­combes comme moyen d’atteindre un lieu à res­tau­rer ou faire vivre, elle n’en fait aucu­ne­ment un but en soit.]], ces pas­sion­nés des sou­ter­rains pari­siens qui conti­nuent à faire cou­ler beau­coup d’encre à sen­sa­tion. Un mar­ron­nier inépui­sable. Las. Si les pas­sion­nés ou visi­teurs occa­sion­nels de cata­combes sont légion, les membres de l’UX sont une espèce rare, d’où les ten­ta­tives des enquê­trices de rat­ta­cher le col­lec­tif à la très vaste (et très vague) mou­vance cata­phile.
Lazar Kunst­man avait sen­ti venir le coup. En un mail envoyé à Lucy Ash deux jours avant la dif­fu­sion de l’émission, il insis­tait sur ce point, sans équi­voque. Je te le copie-colle ci-des­sous (les pas­sages en gras cor­res­pondent aux pas­sages sou­li­gnés dans le mail) :

De : Lazar Kunst­mann *******> Objet : Rép : mer­ci pour l’interview ! Date : 21 novembre 2012 16:52:56 HNEC À : Lucy Ash *****>

Pour répondre à votre ques­tion, je tiens à pré­ci­ser d’abord que l’UX et les Unter­gun­ther n’ont abso­lu­ment rien à voir avec les cata­combes et encore moins avec ceux que la presse appelle les cata­philes ! Quand je dis rien à voir, je veux dire stric­te­ment rien à voir du tout !

Les cata­philes (dont la vraie appel­la­tion est les Bod­zaux) sont une popu­la­tion fes­tive pari­sienne qui visite cer­taines par­ties des sous-sols et qui n’a aucun rap­port avec l’UX… aucun !

Clair ? Pas assez pour les jour­na­listes. Qui n’en tinrent abso­lu­ment pas compte[[Donnant son avis sur leur tra­vail, leur supé­rieur à la BBC, Hugh Levin­son, expli­quait dans un mail envoyé à Lazar : « Ils les deux usur­pa­teurs ont dit qu’ils fai­saient par­tie de l’UX et ont mené Lucy et Kirs­ty à un site artis­tique sou­ter­rain. La nature même d’une orga­ni­sa­tion clan­des­tine, son orga­ni­sa­tion en cel­lules, font qu’il est impos­sible de prou­ver défi­ni­ti­ve­ment qu’un indi­vi­du en est membre, ou ne l’est pas. » Défense un peu légère au vu des élé­ments…]]. Cela faci­li­tait en effet consi­dé­ra­ble­ment les choses et per­met­tait de faire pas­ser le pre­mier pékin venu pour un membre de l’UX. Et puis, l’exploration des cata­combes est un genre média­tique en soi, plé­bis­ci­té parce que four­nis­sant à bon compte des fris­sons pré­fa­bri­qués.


Le Sous-Sol Pari­sien (par­tie 1) / 52 sur la une par lyon­sou­ter­rain

Le res­sort des pseu­dos-inves­ti­ga­tions sur le sujet est sou­vent le même : sous la terre, à l’abri des regards, il se passe des choses ter­ribles que t’imagines même pas, des trucs à faire s’étrangler le bon citoyen. Lazar fait ain­si le paral­lèle avec un « repor­tage » mythique (tant il est stu­pide et proche de la fic­tion pure), La faune étrange des sous-sols de Paris, dif­fu­sée en 1990 et pro­duite par un cer­tain Jean Ber­to­li­no (Prix Albert Londres 1967 – uh uh). Selon lui, on y retrouve en conden­sé toutes les fadaises qui ont pu être écrites, enre­gis­trées ou fil­mées sur l’univers des sou­ter­rains pari­siens : par­touzes aux coins des cour­sives, néo-nazis en goguette, messes noires de ci de là, etc… Le soi disant repor­tage est assez hila­rant à vision­ner (pre­mière par­tie ci-des­sus) : les figu­rants jouent très mal leur rôle (on y retrouve notam­ment un jeune Jean Louis Costes déjà por­té sur le cul) et le mon­tage dégou­line de faux sen­sa­tion­nel. C’est fina­le­ment le site de NRJ Prod (ici) qui donne le meilleur aper­çu de la chose, sous la plume de Jean Ber­to­li­no – un conden­sé de comique invo­lon­taire :

« Tous viennent là pour don­ner libre court à leurs fan­tasmes. Les plus paci­fiques comme vous allez le voir, orga­nisent de fausses messes noires, des défi­lés en cagoules style Ku Klux Klan, des spec­tacles por­no­gra­phiques. Puis il y a les bandes vio­lentes qui s’affublent de noms inquié­tants. Dans la pénombre rôdent la Ges­ta­po des Ondes, les Dépouilleurs, les Skins déjà tris­te­ment célèbres en sur­face, et enfin la Secu­ri­tate qui a fait son appa­ri­tion sous Paris durant les évé­ne­ments de Rou­ma­nie. Il y a même dans cer­taines car­rières des soi­rées très BCBG où se retrouve la jeu­nesse la plus bran­chée de la capi­tale. »

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Image issue de « La faune étrange des sous-sols de Paris » — les ter­ribles membres de la Secu­ri­tate

*

Les médias raf­folent de ce qu’ils appellent les « marges », ce n’est pas un scoop. Il n’est qu’à voir le nombre de repor­tages pon­dus sur le thème de « l’ultra-gauche » pour com­prendre que le genre « embed­ded avec de mys­té­rieux clan­des­tins poten­tiel­le­ment über-dan­geu­reux » a encore de beaux jours devant lui. Un récent « repor­tage » de Canal +, fine­ment inti­tu­lé Europe, l’insurrection qui vient, mon­trait ain­si, en une scène d’anthologie, quatre bras cas­sés à cagoule cou­rir dans les bois et faire sau­ter des cas­se­roles, avec des com­men­taires dra­ma­ti­que­ment décla­més en voix off – l’ensemble confé­rait aux boy-scouts en ques­tion une dimen­sion qua­si­ment Ben-ladienne, le ridi­cule en plus. Un faux Mol­lah Omar eut-il sur­gi d’un four­ré en appe­lant les Légions de l’ultra-gauche à rejoindre le com­bat contre les mécréants que la logique média­tique n’eut pas été bou­le­ver­sée, sim­ple­ment pous­sée un peu plus loin.

Si le repor­tage de la BBC sur l’UX n’est pas de la même trempe affa­bu­la­trice que — par exemple — l’émission sur les Sous-sols de Paris, il contient nombre d’ingrédients rele­vant de cette scé­na­ri­sa­tion d’un uni­vers clan­des­tin fan­tas­mé. Le tra­vail de Lucy Ash et Kirs­ty Lang sur l’UX a ain­si été adap­té à l’écrit sur le site de la BBC (ICI), et c’est une belle conti­nua­tion de l’enfumage radio. Dès la pre­mière phrase — « Nous sommes sur le trot­toir, ner­veuses, ten­tant de faire comme si de rien n’était tout en jetant un coup d’œil fur­tif à chaque pas­sant [[We’re stan­ding ner­vous­ly on the pave­ment, trying not to fell self-conscious as we fur­ti­ve­ly scru­ti­nise each pas­ser-by.]] » -, la ten­sion est posée, l’impression que les deux jour­na­listes sont dans une situa­tion ter­rible, où fur­ti­vi­té et ner­vo­si­té sont de mise. Qua­si­ment une zone de guerre. Ensuite : « Après des semaines de négo­cia­tion, nous avons ren­dez vous avec quelqu’un affir­mant qu’il est membre du très secret col­lec­tif fran­çais, UX. » (Pour entrer en contact avec Lazar, il m’a fal­lu envi­ron cinq minutes, le temps de contac­ter l’éditeur du bou­quin sur l’UX[[Lazar : « En réa­li­té, le contact mail des Unter­gun­ther se trouve en moins d’une minute (avec une connexion super lente). Tu tapes ’Unter­gun­ther’ sur Google… non même pas, tu tapes ’Unterg…’ et tu tombes direct sur le site ugwk.org, où tu trouves en évi­dence le mail pour nous contac­ter. »]].) Arrivent les soi disant UXiens, qui tout de suite les pressent de se magner les fesses pour pas­ser la porte vers les enfers sou­ter­rains, c’est chaud chaud cacao : « Quick, quick, before the police come. ». Puis ils plongent sous terre, valeu­reu­se­ment. La visite n’a stric­te­ment aucun inté­rêt, rien à racon­ter, hor­mis ce men­songe : l’UX nous a ouvert la porte de son royaume enchan­té et ’ache­ment clan­des­tin.

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Image issue de « La faune étrange des sous-sols de Paris » — messes noires à gogo

Dans le cas de l’UX comme dans celui de l’ultra-gauche ou des bra­queurs de banques, les jour­na­leux font face à un pro­blème évident quand ils sou­haitent livrer un ins­tan­ta­né rapide : les per­sonnes véri­ta­ble­ment impli­quées dans des actions clan­des­tines n’ont aucun inté­rêt à lever le voile sur leurs acti­vi­tés (sauf cas par­ti­cu­liers). Lazar le for­mule ain­si : « Ce serait vrai­ment stu­pide d’emmener des jour­na­listes avec nous sur le ter­rain de nos actions. On aurait tout à y perdre. Une inter­view au télé­phone, pour­quoi pas, ça per­met de reca­drer cer­tains trucs et d’éviter les rumeurs. Mais leur mon­trer nos lieux de tra­vail ? On ne ferait jamais ça ».

culture_en_clandestins-2-73140-2542c.jpgIl est sans doute dif­fi­cile de résis­ter à la ten­ta­tion du rac­cour­ci et du spec­ta­cu­laire mal fice­lé quand on bosse pour M6 ou TF1 et qu’un sujet s’annonce plus com­plexe que pré­vu. Mais les naïfs dans mon genre pen­saient qu’une ins­ti­tu­tion telle que la BBC, même déca­tie, était plus ou moins à l’abri des plus fla­grantes dérives du sous-jour­na­lisme contem­po­rain ; que ses jour­na­listes se don­naient les moyens de construire un sujet sur le long terme sans céder à la mode des paco­tilles média­tiques. Au vu de cette his­toire, ce n’est peut-être pas le cas… As said Lazar : « Avec cette affaire, on a vu s’ouvrir le capot du sys­tème média­tique, avec une bonne vue sur les méca­nismes et les inté­rêts en jeu. » Et c’est pas ragoû­tant.


Notes :