Être de gauche

par Cheo Linares

L’homme de gauche devrait avoir un stan­dard de vie bas, être un indi­gent, un misé­rable et vivre sous un pont.

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Il est triste et dom­mage que les adeptes de la droite aient impo­sé dans l’inconscient col­lec­tif que nous, les par­ti­sans de la gauche, ne pour­rons jamais uti­li­ser et encore moins béné­fi­cier des biens créés par le capi­ta­lisme, comme la tech­no­lo­gie (inter­net, télé­phone por­table, véhi­cule, etc.), comme les marques… Être de gauche, nous dis­pen­se­rait de bien nous habiller, de bien man­ger, de boire du vin, sur­tout pas du whis­ky… il fau­drait être cohé­rent avec son dis­cours. L’homme de gauche devrait avoir un stan­dard de vie bas, être un indi­gent, un misé­rable et vivre sous un pont.

Les gens de gauche devraient être modé­rés, conscients, être moti­vés plus par des valeurs spi­ri­tuelles que maté­rielles. Des prin­cipes nous feraient bou­ger et non des inté­rêts. Car para­doxa­le­ment, notre cer­veau est gui­dé par l’hémisphère droit, celui de l’intuition, l’amour et la pas­sion.

Et quand bien même, nous avons encore le droit d’avoir un niveau de vie qui implique bien s’habiller, bien man­ger et avoir une oisi­ve­té saine, des voyages, des vacances et vivre sous un toit solide, confor­table et sans signes exté­rieurs de richesse ou gas­pillage, il implique tout de même décence, digni­té et esthé­tisme. Car c’est un men­songe que nous devrions vivre sous un pont comme des misé­rables. C’est évi­dem­ment une idée fausse semée inten­tion­nel­le­ment par le capi­ta­lisme, dia­bo­li­sant son adver­saire : le socia­lisme. Dans le but de semer la confu­sion et de recru­ter les igno­rants les plus ser­viles, insen­sés, ambi­tieux et pares­seux intel­lec­tuel­le­ment.

La pau­vre­té et la lai­deur n’ont rien à voir avec la gauche, c’est tout le contraire. La fina­li­té du socia­lisme c’est la créa­tion des richesses pour tous, c’est nour­rir l’esprit de l’humanité avec la beau­té har­mo­nieuse de l’art dans toutes ses expres­sions, dans tous les espaces.

Être de gauche c’est être en empa­thie et en consi­dé­ra­tion avec le pro­chain, c’est une pra­tique soli­daire, d’humanisme, de jus­tice et d’égalité. C’est un pour tous. D’un autre côté, quelqu’un de gauche, à ce stade-ci de l’Histoire, il lui sera dif­fi­cile d’écarter le com­merce et son lot de marques, c’est une réa­li­té inévi­table dans n’importe quel sys­tème poli­tique ou dans toute créa­tion humaine qui faci­lite la vie et qui ne peut être étran­ger pour per­sonne.

De com­bien de contri­bu­tions sociales, médi­cales, cultu­relles, d’inventions tech­no­lo­giques, décou­vertes scien­ti­fiques, de grandes œuvres immor­telles dans toutes les arts à l’humanité sont l’œuvre de socia­listes ? Sans faire dis­tinc­tion des posi­tions poli­tiques et sans don­ner une impor­tance au fait que des réac­tion­naires de droite ou que des capi­ta­listes en pro­fitent.

Il suf­fit de voir les contri­bu­tions scien­ti­fiques et tech­no­lo­giques d’Albert Ein­stein ou Niko­la Tes­la, ni plus ni moins, le pre­mier déchif­fra la for­mule de l’énergie et le deuxième fut le pré­cur­seur et créa­teur de l’électricité et la télé­pho­nie, pour ne nom­brer qu’eux… Une liste immense de génies socia­listes qui ont chan­gé la vie en bien et pour tou­jours sur notre pla­nète terre.

Cheo Linares, 30 mars 2018
Chan­teur et com­po­si­teur véné­zué­lien

Tra­duc­tion ZIN TV

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