Le Sénat Belge approuve une résolution pour la libération des 5 cubains de Miami

Le Sénat belge approuve une résolution exigeant la libération des Cinq cubains injustement détenus depuis douze ans dans les geôles états-uniennes

Le Sénat belge a exi­gé l’intervention du gou­ver­ne­ment des États-Unis pour en finir avec l’injustice dont sont vic­times les Cinq, à tra­vers une réso­lu­tion adop­tée après plu­sieurs années de tra­vail inlas­sable du Comi­té belge pour la libé­ra­tion des anti-ter­ro­ristes cubains.

La réso­lu­tion, éla­bo­rée par la séna­trice du Par­ti socia­liste Fati­ha Saï­di, fut adop­tée début juillet et ren­due publique récem­ment.

La séna­trice Fati­ha Saï­di a pris cette ini­tia­tive après une seconde ren­contre en octobre 2010 avec Olga Sala­nue­va et Adria­na Pérez, épouses de René Gonzá­lez et Gerar­do Hernán­dez, au Par­le­ment fédé­ral belge. Lors de cette ren­contre étaient pré­sents des dépu­tés et séna­teurs de sept par­tis poli­tiques : les par­tis sociaux-démo­crates sp.a et PS, les par­tis démo­crates-chré­tiens cdH et CD&V, le par­ti natio­na­liste fla­mand N‑VA et les par­tis éco­lo­gistes Groen ! et Eco­lo.

La réso­lu­tion fut pré­sen­tée à la Com­mis­sion des affaires étran­gères du Sénat par la séna­trice Fati­ha Sai­di et la séna­trice et ancienne ministre Marie Are­na et a obte­nu le sou­tien de 48 séna­teurs issus de neuf par­tis poli­tiques. On a seule­ment enre­gis­tré 3 votes contre et 2 absen­tions.

Dans la réso­lu­tion, les séna­teurs constatent que les Cinq endurent des peines sévères, suite à un pro­cès qui a été remis en cause par Amnes­ty Inter­na­tio­nal, par le Groupe de tra­vail sur les déten­tions arbi­traires de l’ONU et par de nom­breuses ONG. Ils constatent éga­le­ment que les droits de visite des proches sont vio­lés.

Désor­mais qu’on arrive au bout des recours par la voie judi­ciaire clas­sique, les séna­teurs Belges prennent en consi­dé­ra­tion le pou­voir dont dis­pose le pré­sident des États-Unis à accor­der la grâce, à réduire les peines ou à annon­cer une amnis­tie comme ultime recours pour obte­nir la liber­té des Cinq.

Les séna­teurs belges demandent à leur gou­ver­ne­ment d’utiliser toute l’influence diplo­ma­tique à leur dis­po­si­tion pour obte­nir la libé­ra­tion des Cinq et mettre la ques­tion à l’ordre du jour des réunions bi-laté­rales avec les États-Unis.

Ils demandent éga­le­ment au gou­ver­ne­ment de faire savoir à l’ambassadeur des États-Unis en Bel­gique que les belges sont pré­oc­cu­pés par la situa­tion de ces hommes, leur déten­tion et leurs condi­tions de déten­tion. Ils demandent aus­si de lui trans­mettre la requête du Par­le­ment belge au Pré­sident des États-Unis afin qu’il gra­cie les « Cinq de Mia­mi », com­mue la peine en une peine plus légère, ou les sou­mette à un pro­cès juste dans un autre État.

Les séna­teurs belges concluent en invi­tant leur gou­ver­ne­ment à pré­sen­ter cette réso­lu­tion aux auto­ri­tés des États-Unis (Congrès et Sénat des Etats-unis et Pré­sident des Etats-unis) pour les infor­mer des pré­oc­cu­pa­tions du peuple belge concer­nant le sort des « Cinq de Mia­mi ».

Une réso­lu­tion simi­laire fut pré­sen­tée à la Com­mis­sion des affaires étran­gères de la Chambre du Par­le­ment belge, où on attend sa mise au débat.

Article ini­tial de Katrien Demuynck, publié sur le site Cuba­De­bate