Qui va gagner et qui va perdre dans la bataille pour Ana Belen Montes ?

Par Dou­glas Gaín­za Cal­vo

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rebe­lion


Par Mau­rice Lecomte

EN LIEN :

Végé­ter pen­dant 25 ans en iso­le­ment abso­lu et oublié, devrait décou­ra­ger tout futur can­di­dat à tra­vailler secrè­te­ment pour Cuba aux États-Unis

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10 décembre 2015 — “Jour des Droits de l’Homme”

La réponse super­fi­cielle est évi­dente. Un simple « non » du Bureau des pri­sons suf­fi­ra, et les condi­tions de la condam­na­tion de la cama­rade se pour­sui­vront sans chan­ge­ment jusqu’au der­nier jour de sa peine. Qui aura gagné ? Le puis­sant gou­ver­ne­ment nord-amé­ri­cain, aura fait une claire démons­tra­tion de sa force : “Nous savons fort bien condam­ner le délit d’es­pion­nage.” Et certes, la pers­pec­tive de végé­ter pen­dant 25 ans en iso­le­ment abso­lu et oublié, devrait décou­ra­ger tout futur can­di­dat à tra­vailler secrè­te­ment pour Cuba aux États-Unis. Après pareil exemple, per­sonne ne se ris­que­rait à imi­ter Ana Belén Montes, et il pour­ra être dit sans pro­blème qu’elle aura été “la der­nière espionne en défense de La Havane.

Mais cette vic­toire aurait d’autres nuances évi­dentes n’ayant peut-être pas été éva­luées à Washing­ton, et ayant éga­le­ment leur poids. Nous allons les men­tion­ner tout en for­mu­lant une série de ques­tions.

a) Quand nous avons pris publi­que­ment l’initiative du Comi­té en octobre, il y avait envi­ron 60 per­sonnes impli­quées. Aujourd’­hui, en seule­ment deux mois, il y a déjà des cen­taines de sym­pa­thi­sants dans 23 pays, les orga­ni­sa­tions croissent tan­dis qu’à l’unisson les per­son­na­li­tés concer­nées (par­mi les­quelles se rangent depuis des scien­ti­fiques de pre­mier rang ou des écri­vains nomi­nés de la Mai­son des Amé­riques, jusqu’aux mili­tants comme l’an­cienne pri­son­nière poli­tique nord-amé­ri­caine Lynne Ste­wart, et des artistes de renom comme Vicente Feliu et Sil­vio Rodri­guez)

- QUESTION : Si se sont accom­plies tant de choses en deux mois, quelle sera la mesure de ce mou­ve­ment d’ici que nous arri­vions en 2023 ? Cela vous dirait-il que la réac­tion en boule de neige gran­disse en un Hima­laya ?

b) Le gou­ver­ne­ment cubain n’est en rien inter­ve­nu dans tout cela. Il est sou­vent assé­né par cer­tains qu’en la Cuba tota­li­taire il n’y ne s’y trouve que trois types de per­sonnes : “de vils agents de sécu­ri­té”, “de pauvres citoyens effrayés” et “de vaillants oppo­sants”. En outre, il n’est d’autre socié­té civile que celle s’opposant au gou­ver­ne­ment. Et tout à coup, nous voyons que spon­ta­né­ment, volon­tai­re­ment, libre­ment, des gens de l’île et aus­si des cubains émi­grés, s’agitent à l’avantage d’une com­pagne prise pour avoir défen­due la Cuba ; et cela “sans man­dat du gou­ver­ne­ment”, sans avoir reçu un sou de per­sonne, ni non plus de visa pour voya­ger en Eldo­ra­do, ou une bourse d’é­tudes dans une uni­ver­si­té pres­ti­gieuse, ou un cer­tain prix inter­na­tio­nal louan­gé en défense des Droits de l’Homme. Ils n’obtiennent même pas une amé­lio­ra­tion de leur bonne répu­ta­tion (c’est l’inverse …). Ils reçoivent seule­ment la satis­fac­tion éthique et spi­ri­tuelle d’avoir hono­ré la dette morale que nous avons tous, natifs de ce pays (et je répète, « tous »), avec l’oubliée Ana Belén Montes.

- QUESTION : Si ce pro­ces­sus suit son cours, où en sera vers 2023 le mythe mani­chéen d’une “socié­té civile cubaine” idéo­lo­gi­que­ment mono­chro­ma­tique oppo­sée au socia­lisme ? Et laquelle des “Deux socié­tés civiles” aura acquis un plus grand pres­tige moral à ce moment-là : celle des voyages-prix-bourses-publi­ci­taires de l’anti-castrisme, ou celle du sacri­fice dés­in­té­res­sé-altruiste-spon­ta­né pour l’aide à une tâche si huma­ni­taire ? Êtes-vous assu­ré que les plans idéo­lo­giques sub­ver­sifs contre la Cuba ne font cou­rir aucun risque si conti­nuent de se déve­lop­per de plus en plus ces actions indé­pen­dantes et dés­in­té­res­sées de citoyens LIBRES cubains ?

c) Aujourd’­hui, il y a un virage à droite sur l’é­chi­quier poli­tique : des gou­ver­ne­ments pro­gres­sistes perdent les élec­tions en Amé­rique latine, en Europe il y a une mon­tée en puis­sance des par­tis ultra­con­ser­va­teurs. Il sem­ble­rait que Fukuya­ma soit rati­fié : la fin de l’his­toire arrive, avec la mort à l’échelle mon­diale des uto­pies et l’exal­ta­tion radi­cale du mar­ché aveugle et inégal. Et sou­dain, voi­ci qu’autour d’une femme confi­née, se regroupent de plus en plus de pro­gres­sistes de mul­tiples pays ; Ils défient avec fer­me­té les cli­mats mili­ta­ri­sés et les menaces ter­ro­ristes, pour obte­nir des cen­taines de signa­tures ; ils com­mu­niquent les uns avec les autres de plus en plus, s’associant sans réserve, s’organisant cres­cen­do… autour d’Ana Belén Montes, mena­çant les puis­sances mono­po­lis­tiques de la conver­tir en une sorte de “Jeanne d’Arc socia­liste”.

- QUESTION : Si autour d’Ana conti­nuent de croître les sym­pa­thies d’une gauche mon­diale recom­men­çant à paraitre aujourd’­hui dans son reflux ; si le sym­bo­lisme se for­ti­fie en envi­ron­nant sa per­sonne, et s’il conti­nue de pro­mou­voir l’agglutination des pro­gres­sistes autour d’elle, au fur et à mesure de l’approche de l’an 2023, dans quelle mesure l’emprisonnement aura-t-il per­mis d’unifier les « indé­si­rables » oppo­sés au Nou­vel Ordre Mon­dial néo­con­ser­va­teur et néo­li­bé­ral ? Ces gar­diens de pri­son n’auront-ils pas créé, au jour le jour, une icône très dan­ge­reuse pour les pro­jets de désar­ti­cu­la­tion des mou­ve­ments révo­lu­tion­naires à tra­vers le monde ? N’auront-ils pas offert à la gauche un modèle de cou­rage, d’ab­né­ga­tion, de sacri­fice et de résis­tance tuant spi­ri­tuel­le­ment le « héros petit-bour­geois » dont les réus­sites gros­sières consistent à savoir amas­ser la plus grande quan­ti­té d’argent pos­sible ? Ces shé­rifs n’auront-ils pas offert de plus en plus un pro­to­type du déjà oublié “homme nou­veau” du Che, qui aide­ra jusqu’à des limites impen­sables tous les « tur­bu­lents » du monde, à le rani­mer, le for­ti­fier et le réin­car­ner face à la contre-offen­sive réac­tion­naire ?

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Ana Belén Montes, une sorte de “Jeanne d’Arc socia­liste”?

➢ Le socia­lisme est iden­ti­fié par l’orthodoxie ambiante comme ayant beau­coup de dure­té, cruau­té, obs­ti­na­tion et un “Etat poli­cier”, par oppo­si­tion à un sys­tème démo­cra­tique capi­ta­liste infi­ni­ment plus magna­nime, bien­veillant et libé­ral… Cepen­dant, nous allons par­ler d’une chose curieuse : dans l’a­près-URSS de Sta­line “À par­tir de 1953, le nombre de pri­son­niers a régu­liè­re­ment dimi­nué. Entre 1953 et 1957, le Pré­si­dium du Soviet Suprême a annon­cé plu­sieurs amnis­ties pour dif­fé­rentes caté­go­ries de déte­nus ; par­mi celles-ci, il y a eu en 1955 celle concer­nant ceux qui avaient col­la­bo­ré avec les occu­pants alle­mands.” [Ils étaient des traîtres à la patrie, gra­ciés mas­si­ve­ment par l’U­nion sovié­tique dure et féroce après qu’ils aient coopé­ré avec les exter­mi­na­teurs nazis de leur propre peuple.] Elle a été sui­vie par d’autres amnis­ties en 1956 – 1959. Et en effet (bien qu’il y eût des centres équi­va­lents à celui où Ana est cloî­trée, conçus pour les per­sonnes condam­nées pour des délits par­ti­cu­liè­re­ment graves), il est inté­res­sant de noter que dans les pri­sons géné­rales “Il y avait deux régimes : le “géné­ral” et le “strict”. Un pri­son­nier ne pou­vait pas être sou­mis au second pen­dant plus de six mois” du fait que les juristes sovié­tiques sont par­ve­nus à déve­lop­per “le pré­misse de base que le pri­son­nier était encore un citoyen” et il en résul­tait donc que la pri­son en Rus­sie tota­li­taire est celle “en ayant ter­mi­né avec le tra­vail escla­va­giste, et pos­sé­dant des pro­cé­dures judi­ciaires, où les pri­son­niers jouissent de cer­tains droits et peuvent faire face à l’ad­mi­nis­tra­tion péni­ten­tiaire, sans que le monde exté­rieur ait mis un veto à cet accès, ils peuvent ren­con­trer un avo­cat ou pro­tes­ter léga­le­ment contre le trai­te­ment reçu”.[[Moshe Lewin. Le siècle sovié­tique. Qu’est-ce qui est réel­le­ment arri­vé en Union sovié­tique ? Bar­ce­lone, Cri­tique 2006.]]

Nous obvie­rons les tristes cas s’étant pro­duit avec les déte­nus moyen-orien­taux durant la “Guerre contre la Ter­reur” en nous concen­trant uni­que­ment sur Ana Belén Montes : com­bien de ces droits que l’URSS dia­bo­li­sée accor­dait à ses pri­son­niers, les États-Unis phi­lan­thro­piques octroient-ils à cette citoyenne étant leur ? Peut-être que les bol­che­viks savaient-ils être plus humains que les Yan­kees ?

QUESTION : Si cet iso­le­ment se pour­suit jus­qu’en 2023, res­te­ra-t-elle dans ses hau­teurs l’i­mage légen­daire de la super-nation à la tête de la tutelle des droits de l’homme à l’é­chelle mon­diale ? Peut-on défendre les droits de l’Homme et se com­por­ter tout à la fois de manière aus­si peu humaine ? Quel genre de tra­vail sera-t-il don­né à ceux qui vivent en scru­tant du regard “qui est arrê­té à Cuba” pour se plaindre ensuite de la bru­ta­li­té du régime cas­triste ? Com­ment cer­tains pro­tes­te­ront-ils pour la liber­té de cer­tains pri­son­niers sur l’île, tout en mani­fes­tant furieu­se­ment en faveur de l’isolement à outrance de cette femme aux États-Unis ? Aurons-nous des acti­vistes pour l’émancipation de la pri­son qui plai­de­ront simul­ta­né­ment pour des empri­son­ne­ments en iso­le­ment qua­si-per­pé­tuels ? Des huma­nistes qui soient aus­si inhu­mains ? Des pro­tes­ta­taires anti-réclu­sions tout autant que porte-paroles pro-iso­le­ment ? Des lau­riers accor­dés pour la lutte au nom de la liber­té sans fron­tières en orne­ment des tempes de ceux qui prônent les menottes sans pal­lia­tifs ? Où bien, se sera écrou­lé en 2023, le pres­tige de ceux qui crient “nous défen­dons la noble démo­cra­tie et la liber­té huma­ni­taire uni­ver­selle” tan­dis “qu’Ana Belen pour­rit en pri­son parce qu’elle a tra­hi notre démo­cra­tie géné­reuse et notre liber­té bien­fai­trice uni­ver­selle”?

➢ Par­rai­nant la « nor­ma­li­sa­tion » des États-Unis-Cuba, Mme Hil­la­ry Clin­ton a dit à pro­pos de l’embargo : “Nous devons le rem­pla­cer par une approche intel­li­gente qui donne un pou­voir (…) à la socié­té civile cubaine.” Et aus­si : “Les Cubains veulent ache­ter nos pro­duits, lire nos livres, par­cou­rir notre web et apprendre de notre peuple. Ils veulent por­ter leur pays au XXIème siècle. Telle est la voie de la démo­cra­tie et de la digni­té, nous devons mar­cher à son côté.” Per­son­nel­le­ment, je suis entiè­re­ment d’ac­cord d’apprendre de qui­conque pou­vant m’apprendre. Mais avec le plus grand res­pect :

a) Le droit pénal du XXIème siècle en tout cas, cherche à réfor­mer le pri­son­nier, à pro­mou­voir des sanc­tions alter­na­tives, à com­battre les actes arbi­traires de la pri­son au moyen de vieilles ins­ti­tu­tions juri­diques (Habeas Cor­pus, le hui­tième Amen­de­ment aux États-Unis), ou de nou­veaux orga­nismes (l’Or­ga­ni­sa­tion Mon­diale Contre la Tor­ture et d’autres). Alors, que la sus­dite dame res­pec­table me par­donne, mais je refuse cette ins­truc­tion si gra­cieu­se­ment offerte : imi­ter des pra­tiques comme cet iso­le­ment d’Ana Belén Montes, qui va déjà bien­tôt arri­ver à 15 ans (2001 à 2016), ce ne serait pas faire avan­cer les Cubains pour le XXIème siècle, mais nous faire recu­ler aux temps du pri­son­nier au masque de fer à la Bas­tille, durant le XVIIIème siècle.

b) La socié­té civile cubaine appe­lée à s’autonomiser avec le sou­tien nord-amé­ri­cain, inclut-elle des mou­ve­ments comme le nôtre, qui sans être gou­ver­ne­men­tal ou d’É­tat, est de gauche et révo­lu­tion­naire ? Ne disent-ils pas qu’ils veulent en faire béné­fi­cier « le peuple de Cuba » et non « les Cas­tro » ? Eh bien, nous fai­sons par­tie de ce peuple. Ne nous qua­li­fie­rons-nous pas pour être enten­dus ? Peut être la fameuse « socié­té civile post-Cas­tro » envi­sa­gée, l’est-elle seule­ment en appui des men­ta­li­tés et des orga­ni­sa­tions pro-néo­li­bé­ra­lisme, anti­com­mu­nistes, etc.? Si est le cas, je décline à nou­veau l’ap­pren­tis­sage offert. Parce-qu’une stra­té­gie pro­mou­vant ni plus ni moins une future “socié­té civile de droite” à Cuba, est tout sim­ple­ment une manœuvre rétro­grade en vue de nous impo­ser une dic­ta­ture néo-Batis­ta ou quelque chose du cru. Il est trop tard pour ça …

c) Enfin, par­mi les évé­ne­ments de la « nor­ma­li­sa­tion » entre Washing­ton-La Havane et étant don­né qu’Ana Belén Montes a été une pion­nière dans l’har­mo­ni­sa­tion de la poli­tique des rela­tions, comme indi­qué dans son cas, il me semble qu’un beau geste entre ces nations a été l’é­change de pri­son­niers (les « Cinq » pour Alan Gross et Sar­raf Tru­jillo, cette « taupe » si publi­que­ment louée par Barack Oba­ma — qui, mani­fes­te­ment, n’a pas peur du terme « espion » ni non plus peur de cet Etat Sio­niste d’Israël, qui après des manœuvres ardues, a obte­nu la liber­té condi­tion­nelle pour son espion Jona­than Pol­lard -). Au cours de ce pro­ces­sus, ces actions clé­mentes se sont pour­sui­vies, et par exemple, lors de la visite du pape à Cuba et aux Etats-Unis, 3.522 pri­son­niers cubains ont été libé­rés par l’E­tat tota­li­taire des frères Cas­tro. Mais Ana est res­tée dans la même situa­tion au sein de la super-démo­cra­tie enra­gée à son encontre.

Qu’est-ce ? Les “méchants cas­tristes” ouvrent leur main, et les diri­geants du monde libre la contractent cruel­le­ment ? Les “tyrans archaïques” par­donnent, et les cham­pions de la liber­té res­te­raient ven­geurs et cruels ? Com­ment com­pre­nez-vous cette contra­dic­tion entre dire et faire ?

QUESTION : Si cet iso­le­ment se pour­suit via 2023, où en sera ce pro­gramme d’ins­truc­tion en matière de Droits Inalié­nables pré­pa­ré à Washing­ton pour le peuple mal dégros­si de la Cuba ? Où en sera le dis­cours de la “socié­té civile cubaine émer­gente”, qui est, à ce qu’il semble, plu­tôt une future asso­cia­tion orwel­lienne des com­mu­nau­tés annexion­nistes ? Où trouve-t-on l’exemple, le guide, la lumière huma­ni­taire que tout maître de l’hu­ma­nisme devrait pré­sen­ter à son élève ? Où est l’au­to­ri­té morale et éthique, qui tire­rait de l’analphabétisme spi­ri­tuel et intel­lec­tuel notre pauvre peuple, tant anal­pha­bète et dépour­vu de tra­di­tions et de héros ? Est-ce que ce futur ensei­gne­ment a juste confiance en la puis­sance de Maître Argent ? Sans aucun doute, c’est un puis­sant che­va­lier. Mais tous ne sont pas fas­ci­nés, et d’ailleurs, deman­dez-le à Ana Belén Montes, qui a pré­fé­ré la souf­france dans la pour­suite de ses idées anti­mi­li­ta­ristes, au confort bour­geois qui lui était déjà assu­ré …

Je ter­mine sur ceci : un simple « non » du Bureau des Pri­sons suf­fi­ra, et jus­qu’en 2023 Ana res­te­ra iso­lée. Mais à sa sor­tie l’attendra un col­lec­tif humain fra­ter­nel de pro­por­tions impré­vi­sibles ; une socié­té civile cubaine mul­ti­forme et éner­gique bien for­ti­fiée ; une gauche mon­diale encou­ra­gée et ren­for­cée par l’exemple admi­rable de résis­tance de cette com­bat­tante soli­taire ; un pro­gramme de la Mai­son Blanche visant à ensei­gner les Droits de l’Homme à la Cuba, plu­tôt dis­qua­li­fié ; un pays puis­sant qui aspire à ser­vir d’exemple suprême, très dis­cré­di­té …

Et une femme qui, mal­gré toute la haine à son encontre est entrée dans l’his­toire pour tou­jours comme un puis­sant sym­bole.

Je demande donc à nou­veau : Qui va gagner et qui va perdre, VRAIMENT, dans la bataille pour Ana Belén Montes ?

Eh bien, je vote pour Ana et tous ceux qui la défendent. Quant aux autres, sou­te­nir cette vio­la­tion entê­tée des Droits inalié­nables de l’hu­ma­ni­té signi­fie un sui­cide moral aux consé­quences incal­cu­lables et sinistres.

Par Douglas Gaínza Calvo, coordinateur du Comité cubain pour un traitement humain d’Ana Belén Montes.