Mr Obama, avant votre départ, libérez Ana Belén Montes !

Ana Belén Montes, ex-agent de la CIA, ayant pensé et agi selon sa conscience sans chantage, ni compensation économique ou implications pour la sécurité nationale des États-Unis, emprisonnée depuis 15 ans...

Un comi­té cubain de sou­tien à Ana a déci­dé d’intensifier son action auprès du pré­sident Oba­ma avant qu’il ne quitte ses fonc­tions.

Ci-des­sous, une lettre que le groupe “Cuba X Ana Belén Montes” compte envoyer à Oba­ma au moins une fois par mois jus­qu’à la fin de sa pré­si­dence.

Par consé­quent, suite à une demande soli­daire, une cam­pagne s’est mis en place pour la libé­ra­tion huma­ni­taire d’Ana Belén Montes, qui a pas­sé 15 ans en pri­son aux États-Unis pour avoir trans­mis des infor­ma­tions à Cuba : ce qui a évi­té au moins deux guerres pen­dant les admi­nis­tra­tions de Bill Clin­ton et de W. Bush.

Elle vient en plus, d’être opé­rée de nodules dans un sein et bien qu’elle soit appa­rem­ment hors de dan­ger, les condi­tions de déten­tion dans les­quelles elle est main­te­nue (une pri­son de femmes souf­frant de troubles men­taux) ne sont pas des meilleures.

Pour toutes ces rai­sons, si vous le sou­hai­tez, vous pou­vez ajou­ter votre signa­ture à celles déjà affi­chées afin que vous appa­rais­siez dans le pro­chain envoi qui sera fait.

Pour ce faire, envoyez un mail [avec votre nom ; cour­riel ; pro­fes­sion ; pays] à l’adresse kakine.roussie@orange.fr, sinon en espa­gnol, envoyer votre nom, e‑mail, pré­sen­ta­tion et pays, à l’e‑mail cincoheroes@tesla.cujae.edu.cu

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Voi­ci la lettre :



La Havane, Cuba.



M. Barack Hus­sein Oba­ma, Pré­sident des États-Unis d’A­mé­rique.


Tout d’a­bord, nos res­pects.
 


Nous avons connais­sance du fait que plu­sieurs per­sonnes vous ont écrit sur ce sujet, mais chaque jour la situa­tion devient plus com­pli­quée et nous res­sen­tons la néces­si­té d’in­sis­ter à nou­veau auprès de vous
. Nous savons les pres­sions que vous avez reçues et rece­vez pour avoir osé réta­blir des rela­tions avec Cuba. Vous avez per­son­nel­le­ment déci­dé de faire des pas impor­tants, fait mar­quant dans la Com­mu­nau­té inter­na­tio­nale et dans nos deux pays, et dont les bons cubains se sou­vien­dront. 
Vous savez qu’entre les Etats-Unis d’Amérique et Cuba il existe autant de grandes dif­fé­rences que de simi­li­tudes. Avec des racines anciennes et pro­fondes depuis leurs ori­gines propres en tant que nations.


Il y a des causes réelles qui conti­nuent à sau­ter aux yeux et par les­quelles chaque pays a tou­jours essayé de connaitre les plans de l’autre pour un pro­blème élé­men­taire de sécu­ri­té. 


Incon­tes­ta­ble­ment l’un des faits les plus indé­lé­biles de votre ges­tion dans l’ad­mi­nis­tra­tion amé­ri­caine aura été de réta­blir des rela­tions avec Cuba, la visi­ter et par­ta­ger avec son peuple en pleine fonc­tion de votre man­dat.

Pour cer­tains, avec l’in­ten­tion de l’an­nexer au dra­peau étoi­lé ; pour d’autres, comme un geste élé­men­taire de voi­si­nage logique. Sous quelque angle qu’on le regarde, c’est un acte de cou­rage, nous dirions en outre de cohé­rence poli­tique. 
 


Lors de cette visite, vous avez expri­mé publi­que­ment deux concepts fon­da­men­taux : que nous [Cuba] n’est pas une menace pour la sécu­ri­té natio­nale des États-Unis et que [les deux pays] peuvent assu­mer un voi­si­nage cohé­rent, concer­té et par­ti­ci­pa­tif dans de nom­breux aspects com­muns, et coexis­ter avec des désac­cords, en ren­for­çant le dégel que les deux peuples, sans aucun doute, sou­haitent et applau­dissent.
 


Ana Belén Montes, ex-agent de la DIA, ayant pen­sé et agi selon sa conscience sans chan­tage, ni com­pen­sa­tion éco­no­mique ou impli­ca­tions pour la sécu­ri­té natio­nale des États-Unis, empri­son­née depuis 15 ans, a dit dans un frag­ment de son plai­doyer de défense :
 
“Mon plus grand sou­hait serait de voir l’é­mer­gence d’une rela­tion ami­cale entre les Etats-Unis et Cuba. J’es­père que mon cas, d’une cer­taine manière, encou­ra­ge­ra notre gou­ver­ne­ment à aban­don­ner son hos­ti­li­té envers Cuba et à tra­vailler de concert avec La Havane, impré­gné d’un esprit de tolé­rance, de res­pect mutuel et de com­pré­hen­sion. Aujourd’­hui, nous voyons plus clai­re­ment que jamais l’in­to­lé­rance et la haine ‑par des indi­vi­dus ou des gouvernements‑, et la seule chose qui se pro­page est la dou­leur et la souf­france. Je sou­haite que les Etats-Unis éla­borent avec Cuba une poli­tique basée sur l’a­mour du pro­chain, une poli­tique qui recon­naît que Cuba, comme toute autre nation, veut être trai­tée avec digni­té et non pas avec mépris”.
 


Ces paroles d’Ana Belén Montes sont en grande et belle coïn­ci­dence avec celles de la fin de votre dis­cours au Grand Théâtre de la Havane à Ali­cia Alon­so le 22 mars der­nier :
 
“L’his­toire des États-Unis et de Cuba embrasse révo­lu­tion et conflit ; lutte et sacri­fice ; rétri­bu­tion et main­te­nant récon­ci­lia­tion. Il est temps de lais­ser le pas­sé der­rière. Il est temps que regar­der ensemble vers l’a­ve­nir, un ave­nir d’es­pé­rance. Et ce ne sera pas facile, et il y aura des revers. Cela pren­dra du temps. Mais ma visite à Cuba renou­velle mon espoir et la confiance en ce que sera le peuple cubain. Nous pou­vons faire ce voyage comme des amis et des voi­sins, et en tant que famille — ensemble. Oui, nous le pou­vons. Mer­ci beau­coup.”


Aujourd’­hui Ana Belén, en outre confron­tée au diag­nos­tic d’un can­cer du sein, a subi une mas­tec­to­mie et bien que la chi­rur­gie semble avoir été un suc­cès, qu’il n’ait pas été trou­vé de can­cer dans les gan­glions lym­pha­tiques reti­rés et qu’elle soit déjà de retour dans l’U­ni­té.

Avec sa sen­si­bi­li­té, pou­vez-vous ima­gi­ner le défi auquel a du faire face Ana, pour sur­vivre à une telle situa­tion dif­fi­cile au milieu d’un envi­ron­ne­ment hos­tile et sépa­rée de ceux qui l’aiment.
 


Vous êtes en fin de votre man­dat et la mémoire de votre pré­si­dence por­te­ra irré­mé­dia­ble­ment le nom de Cuba. C’est là votre moment, Mon­sieur le Pré­sident.

C’est pour­quoi nous ne dou­tons aucu­ne­ment de vous deman­der, de tout cœur et modes­te­ment, de gra­cier Ana Belén Montes, de sorte qu’elle puisse être avec ceux qui la veulent dans les moments dif­fi­ciles qui lui res­tent à vivre. Pour la jus­tice que cela signi­fie. Vous ferez beau­coup de per­sonnes heu­reuses aux États-Unis, à Cuba et au monde.



Nous vous prions de pen­ser à Ana, et d’a­gir selon son cœur.

Pre­miers signa­taires :

Gru­po “Cuba X Ana Belén Montes” : Vicente Feliu (Tro­va­dor, Cuba), Manuel David Orrio (Escri­tor y per­io­dis­ta, Cuba), Car­los Benet (Escri­tor, Cuba), Miguel Crispín Soto­mayor (Escri­tor y poe­ta, Cuba), San­tia­go (Rony) Feliu (Per­io­dis­ta, Cuba), Julián Gutiér­rez (Coor­di­na­dor Red de Uni­ver­si­dades, Cuba), Rey Mon­tal­vo Vasal­lo (Tro­va­dor, Cuba), Sean Joseph Clan­cy (Escri­tor y per­io­dis­ta, Irlan­da)

Ensuite…

Frei Bet­to (Reli­gio­so y escri­tor, Bra­sil), Fer­nan­do Morais (Escri­tor, Bra­sil), Gra­cie­la Rosenblum(Liga Argen­ti­na por los Dere­chos del Hombre, Argen­ti­na), Ati­lio Borón ( Escri­tor y politó­lo­go, Argen­ti­na), Augus­to Blan­ca (Tro­va­dor, Cuba), Láza­ro García (Tro­va­dor, Cuba), Lau­ra Rodrí­guez (López, Cuba), Daniel Cruz Vil­late (Pro­fe­sor, Cuba), Eula­lio García Beni­tez (Pro­fe­sor, Cuba), José Cari­dad Marín Álva­rez (Pro­fe­sor, Cuba), Oriol Rey­na Rodrí­guez (Pro­fe­sor, Cuba), Nei­sy Milian Hernán­dez (Pro­fe­so­ra, Cuba), Hil­da del Car­men López Cam­pos (Cuba), Car­men María Are­nas (Doc­to­ra, Cuba), Nery Regi­na Tole­do Alva­rez (España), Omar Cele­ri­no Cres­po Pérez (Pro­fe­sor, Cuba), Maki­ko Miya­mo­to (Japon), Hay­dee Lla­nu­sa Ruiz (Pro­fe­so­ra, Cuba), Luis Matos Hernán­dez (Cuba), Fabri­cia­no Rodrí­guez (Pro­fe­sor, Cuba), María de las Nieves Quiñones (Pro­fe­so­ra, Cuba), Ruben Angel Vic­co Gia­net­ti (España), Oscar Her­nan­do Avel­la­ne­da Dueñas (Colom­bia), Ivan Rodrí­guez (Rep. Domi­ni­ca­na), Aida M. Ruiz Matos (Cuba), Mau­ra Gar­ri­do Rega­la­do Socio­lo­ga (Cuba), Yeter Pal­me­ro Ramal­lo (Per­io­dis­ta, Cuba), Madelín Morales Bar­rié (Cuba), Manuel Martí­nez Casa­no­va Pro­fe­sor (Cuba), Ma del Car­men More­jón Hernán­dez Pro­fe­so­ra (Cuba), Vir­gi­nia Bohór­quez (Colom­bia), Ola­nia Rodrí­guez Peña (Cuba), Yoel Adol­fo Ramos Mesa (Cuba), Ilea­na A. Díaz Kesell (Cuba), Nyls Gus­ta­vo Ponce Seoane (Cuba), Marit­za Menén­dez Boca­lan­dro (Cuba), Grace Gonzá­lez Áva­los (Cuba), Liset García (Per­io­dis­ta, Cuba), Ana Ruiz (España), José Luis Agui­lar Ávi­la (Cuba)…


Si vous vou­lez envoyer un petit mot à Ana, même s’il y a de fortes chances qu’il ne lui soit pas remis, n’hésitez pas à le faire, au moins les auto­ri­tés péni­ten­tiaires ver­ront qu’elle n’est pas seule.

Son adresse :

Ana Belén Mon­tés

N° 25037 – 016

FCM (Fédé­ral Medi­cal Cen­ter) P.O. Box 27137

Fort Worth, TX 76127

USA


Sur Face­book : Liber­tad para Ana Belen Montes

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