Second tour, MondeDeLaCulture et lutte des classes

San­dra Lucbert

 

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Bal­last / Lundi.am

EN LIEN :

Sandra Lucbert
Écrivaine, elle a notamment publié les ouvrages Personne ne sort les fusils (Seuil, 2020) et La Toile (Gallimard, 2017).
Second tour et bis repe­ti­ta : l’éborgneur libé­ral face à la néo­fas­ciste « répu­bli­caine ». Inutile de reve­nir sur le bilan poli­tique du pré­sident sor­tant : la colère le dis­pute au dégoût. Inutile de rap­pe­ler à quoi res­sem­ble­rait le régime de la can­di­date du RN : la chose est docu­men­tée en plus d’un endroit du monde. L’écrivaine San­dra Luc­bert — autrice, der­niè­re­ment, de Per­sonne ne sort les fusils — s’adresse ici au « monde de la culture » : autre­ment dit, à ceux et celles qui, de tri­bunes en inter­ven­tions média­tiques, s’érigent actuel­le­ment en « grandes consciences » sans s’être émus, jamais, de l’écrasement sau­vage des gilets jaunes, des tentes lacé­rées des migrants, de l’adoption de lois répres­sives ou des assauts contre les conquis sociaux.

1. Il y a des gens de bonne volon­té qui ont déci­dé de se faire vio­lence — voter Macron, c’est une violence.

2. Un choix à sou­te­nir — avec endu­rance ; un choix qui veut de la réso­lu­tion. Esqui­ver l’homme lui-même, détour­ner la tête quand il lui prend de se dénu­der le poi­trail, ne pas s’attarder quand, les yeux rou­lants, affo­lé de pré­sences invi­sibles, il jacte : « Je suis lucide ! Il n’y a pas de front répu­bli­cain ! »

3. Cette dif­fi­cul­té seule a de quoi érein­ter ; mais en face c’est Le Pen, alors on s’astreint. S’il faut can­ton­ner le for­ce­né hors la vue pour pou­voir le choi­sir (quelle épreuve !), on s’y effor­ce­ra. Cette dis­ci­pline requiert, on y est tout entier : plus de réserve pour des sur­croîts exas­pé­rants. Cepen­dant il en vient. Le Mon­de­De­La­Cul­ture, auquel on ne pen­sait plus, lui, ne s’oubliait pas : voi­ci deux tri­bunes. L’une dans Libé­ra­tion, l’autre dans Le Monde — voi­ci les Grandes Consciences.

4. Dans Libé­ra­tion, démar­rage en côte : « le monde réa­li­sé d’Emmanuel Macron […] nous savons pou­voir y vivre dans le res­pect des valeurs fon­da­men­tales qui sont les nôtres : la liberté, la tolérance, l’hospitalité, la diver­sité ». Faute d’avoir vécu le même quin­quen­nat que nous, le Mon­de­De­La­Cul­ture en a mani­fes­te­ment adop­té le prin­cipe direc­teur : la recons­truc­tion déli­rante de la réa­li­té. « La liber­té » = la loi Sécu­ri­té glo­bale, « la tolé­rance » = les mani­fes­ta­tions à mains cou­pées et yeux cre­vés, « l’hospitalité » = les tentes lacé­rées, « la diver­si­té » = la loi Séparatisme.

5. La suite confirme l’hypothèse du délire d’inversion. Avec Macron, le Mon­de­De­La­Cul­ture sait pou­voir comp­ter sur un « monde vivant, impar­fait, ouvert, qui porte en lui la différence comme prin­cipe actif ».

6. Le ren­ver­se­ment hal­lu­ci­né, mais aus­si : la gran­dio­si­té — une solen­ni­té mal emman­chée ; une emphase dis­cor­dante. La tri­bune du Monde : une suc­ces­sion d’outrances qui déva­luent tout ce qu’elles pré­tendent exal­ter. Le Mon­de­De­La­Cul­ture, haus­sé sur les pointes, contor­sion­né en gra­vi­té, ose : « Sans illu­sions, sans hésitation et sans trem­bler, nous vote­rons Emma­nuel Macron ». L’isoloir, ce maquis.

7. Entre délire et gran­dio­si­té, on ne sait plus bien, à force, com­ment prendre de tels déca­lages. « Sans trem­bler ». Faut-il rire ? S’emporter ? D’abord on reste sus­pen­du — ce que fait un trop grand écart avec les coor­don­nées du réel collectif.

8. À lire la tri­bune de Libé­ra­tion, mal­gré tout, on bas­cule assez vite — et plu­tôt car­ré­ment : de l’hilarité à la fureur. La phra­séo­lo­gie à pré­ten­tions croit magni­fier : elle ridi­cu­lise ; et ici, per­for­mance : va jusqu’à déréa­li­ser le fas­cisme. Le Pen : « Un monde clos, mortifère, sub­jugué par le fan­tasme iden­ti­taire et le régime du même. » « Le régime du même » : dans quel espace men­tal déser­té peut-on trou­ver adé­quat de qua­li­fier ain­si la réa­li­té fas­ciste ? Sans aller trop loin, le Mon­de­De­La­Cul­ture aurait pu copier-col­ler au moins une ligne du pro­gramme du RN. Qui lui aurait per­mis de dire au moins une chose concrète. Le retrait de leurs droits civiques aux étran­gers, par exemple — dans la vraie vie, ça ne fait pas le même effet que « le régime du même ». Mais non : le Mon­de­De­La­Cul­ture n’est qu’à son grand gui­gnol. Ce qui compte, pour lui, c’est la pose — le simi­li (dit Bour­dieu). Hors de quoi, tout l’indiffère. Le fas­cisme lui est essen­tiel­le­ment une occa­sion : de faire la preuve de son élévation.

9. Dans Le Monde : signa­taires dif­fé­rents, bour­sou­flure iden­tique. Cinq énon­cés scan­dés par une ana­phore en « Rien » doivent édi­fier les lec­teurs, les por­ter aux vrais enjeux. « Rien ne relie Marine Le Pen à la France de Vil­lon, de Beau­mar­chais, de Vol­taire, de Hugo ou de Camus. » Et puis : « Rien […] n’indique qu’elle a conscience de l’urgence cli­ma­tique et envi­ron­ne­men­tale ». Et encore : « Rien, dans ses habi­tudes et ses choix de vie, ne la rap­proche des plus modestes autre­ment que par le cynisme de paroles poli­ti­ciennes ». Des noms d’auteurs jetés au hasard de pon­cifs (LaGran­deur­De­La­Lit­té­ra­ture) ; une pré­oc­cu­pa­tion mar­quée pour les par­terres de leurs rési­dences secon­daires ; un mot navré pour les pauvres, ces rustres qui ne com­prennent jamais qu’ils sont mani­pu­lés. Soyons pour­tant contents, les maqui­sards d’isoloir étaient bien par­tis pour : « Rien ne nous pro­té­ge­ra plus, avec Le Pen, des assauts de la vul­ga­ri­té » (le fond de leur pensée).

10. La Bruyère vou­drait dire quelque chose au Mon­de­De­La­Cul­ture : « Une chose vous manque […], à vous et à vos sem­blables les diseurs de phé­bus ; vous ne vous en défiez point, et je vais vous jeter dans l’étonnement : une chose vous manque, c’est l’esprit. Ce n’est pas tout : il y a en vous une chose de trop, qui est l’opinion d’en avoir plus que les autres ; voi­là la source de votre pom­peux gali­ma­tias, de vos phrases embrouillées, et de vos grands mots qui ne signi­fient rien. »

11. Man­quer de la plus mini­male intel­li­gence de la situa­tion, s’en croire pour­tant supé­rieu­re­ment pour­vus, s’autoriser de son néant pour caté­chi­ser : c’est là le délire d’un groupe par­ti­cu­lier. Tout jeu social s’apparente à un délire. Les mœurs des dif­fé­rents groupes empruntent des che­mins d’évidence qui semblent aux autres par­fai­te­ment sau­gre­nus. Ce qu’explique LUI à MOI dans Le Neveu de Rameau : dans l’ordre social, il y a des idio­tismes, des manières de faire qui flé­chissent la gram­maire col­lec­tive selon telle ou telle direction.

Sor­tir de l’isolement ; par­ti­ci­per à la lutte des classes.

12. Les diseurs de « Riens » livrent ici leur idio­tisme. Celui d’une classe : la bour­geoi­sie. Celui d’un de ses sous-sec­teurs : la bour­geoi­sie cultu­relle. J’appelle res­pec­ti­ve­ment ces idio­tismes : PFLB, Pour­Fai­re­Le­Bour­geois ; et PFLB© : PourFaireLeBourgeois(culturel). Soient : les règle­ments com­por­te­men­taux qui garan­tissent des gra­ti­fi­ca­tions dans ces mondes-là.

13. Dans ces tri­bunes, pas un mot qui concerne les réa­li­tés maté­rielles des gens : pas plus celles du capi­ta­lisme auto­ri­taire que celles du fas­cisme. C’est que la classe bour­geoise, elle, est déli­vrée des inquié­tudes de sub­sis­tance — elle se consacre aux Grandes Ques­tions. Son racisme social fait le reste : jamais le PFLB© ne s’occupe de poli­tique — il fau­drait se sou­cier d’autre chose que de lui, il veut faire la leçon à tout ce qui n’est pas lui. Et quand par extra­or­di­naire un sujet poli­tique le sai­sit, c’est un mal­en­ten­du : il n’y voyait qu’un marche-pied. Ain­si le der­nier tiers de la tri­bune du Monde est consa­cré à « l’honneur » de la France-des-Droits-de‑l’Homme-et-des-Lumières. Trêve de « Rien » ; nou­velle ana­phore : « Nous ne pou­vons ima­gi­ner ». Et que ne peut ima­gi­ner le PFLB©, quand il cherche à se figu­rer Le Pen au pou­voir ? « Nous ne pou­vons ima­gi­ner le sen­ti­ment du peuple ukrai­nien enva­hi, bom­bardé et mas­sacré, lorsqu’il découvrira que nous avons élu une com­plice du chef du Krem­lin à la tête de notre pays. »

14. PourFaireLeBourgeois(culturel), on vibre à l’international. L’éloignement faci­lite l’indignation : le Sublime s’atteint mieux à par­ler pour les autres. Chez soi c’est déli­cat : on a des inté­rêts, on veut les conser­ver — nul­le­ment savoir ce qu’il en coûte. On ne sou­haite pas se figu­rer la misère qui monte ; on vit dans 120 m2. Les gilets jaunes ? — je cite ici un inter­ve­nant qui s’exprimait sur France Culture : « le same­di j’allumais ma télé en mode pop-corn pour regar­der des heurts sur les Champs-Ély­sées. » Les voi­là, les Belles Âmes.

15. Une amie m’a racon­té récem­ment qu’un direc­teur de théâtre l’avait lon­gue­ment entre­te­nue de son sen­ti­ment vif d’être « au-des­sus » des autres. Et des lourdes res­pon­sa­bi­li­tés qu’il pen­sait par là lui incom­ber — far­deau de la Vigie démo­cra­tique. Cette inno­cence ravie que donne l’infatuation. Le PFLB© n’a qu’une pas­sion : par­ta­ger les pré­ro­ga­tives des puis­sants. À sa manière orne­men­tale : gar­dien des Valeurs, il les rap­pelle au cadran moral. Il par­ti­cipe en ima­gi­na­tion à la sphère du pou­voir ; c’est-à-dire qu’il la singe. Il fait siens tous ses énon­cés et sur­tout : adopte sa manière de poser les pro­blèmes. En pleine cam­pagne pré­si­den­tielle, on n’a par­lé que de l’Ukraine ; par consé­quent pour repous­ser Marine Le Pen, le PFLB© par­le­ra sur­tout de l’Ukraine — et de Vil­lon, qu’il ne connaît pas davantage.

16. Au vrai, le Mon­de­De­La­Cul­ture fait le guet, mais pas celui qu’il dit. Il scrute les signes que lui adresse — ou non — le Pou­voir. Il vou­drait l’assurance de sa place. Aus­si le Mon­de­De­La­Cul­ture se défie-t-il de Le Pen : « Rien ne nous ras­sure sur l’idéologie qui l’anime encore der­rière le dis­cours poli­cé ». Le Mon­de­De­La­Cul­ture, auquel les médias tiennent lieu de pen­sée, a enten­du dire que Le Pen n’était plus si hos­tile aux Grandes Pos­tures — cepen­dant il aime­rait savoir si c’est pour de bon : si elle lui garan­ti­rait, elle aus­si, sa fonc­tion déco­ra­tive. Et il lui semble que : peut-être pas. La voi­là, la menace fas­ciste, pour le MondeDeLaCulture.

17. Une des manières de sou­te­nir le vote pour le Hor­la néo­li­bé­ral, c’est d’y voir un moment dans le temps long d’une stra­té­gie. C’est au champ cultu­rel — dont je suis — que je m’adresse ici. Bien sûr, il y a les élec­tions légis­la­tives, mais plus fon­da­men­ta­le­ment, il y a : par­ti­ci­per à modi­fier les rap­ports de pou­voir là où l’on est, sur le ter­rain de la per­sé­vé­rance maté­rielle. Que le Mon­de­De­La­Cul­ture soit si obs­ti­né à n’en par­ler jamais devrait suf­fi­sam­ment nous indi­quer que c’est là exac­te­ment ce qu’il faut inves­tir. Ces tri­bunes obs­cènes pour­raient avoir un mérite. Faire sen­tir l’urgence de s’organiser contre ce qui donne pou­voir à ces gens.

18. Qui sont les signa­taires ? Des barons engrais­sés : CDI de chef­fe­rie ou cachets astro­no­miques du ciné­ma et du show busi­ness. Une frac­tion du champ, donc ; mais qui en dit la véri­té d’ensemble. Les barons la portent simul­ta­né­ment à son comble et à son gro­tesque. Ce fai­sant : ils nous per­mettent de l’apercevoir — ils sont notre symp­tôme. Le champ cultu­rel est livré au capi­ta­lisme parce que le champ cultu­rel en géné­ral s’estime « au-des­sus ». Le champ cultu­rel se croit excep­tion­nel — on com­prend qu’il n’ait aucune intel­li­gence des forces sociales qui le déter­minent. Et qu’il soit la chose du néo­li­bé­ra­lisme. A tant vou­loir eux aus­si FaireLesBourgeois(culturels), les agents ordi­naires du champ ont per­du jusqu’au res­sort d’apercevoir leur propre situa­tion maté­rielle, même quand elle est désas­treuse. Car, barons engrais­sés mis à part, on est plu­tôt pauvre dans le sec­teur cultu­rel. Pauvres mais « excep­tion­nels »… Le tiers état de la Culture, ça s’achète avec de la ver­ro­te­rie imaginaire.

19. Pré­fé­rer voir du Créa­teur et du Génie là où il y a du tra­vail, des sta­tuts, des rap­ports d’exploitation, c’est se condam­ner à finir en PFLB©, à ven­tri­lo­quer les domi­nants — c’est œuvrer soi-même à faci­li­ter sa pré­ca­ri­sa­tion au béné­fice des cap­ta­teurs. L’exceptionnalité est une croyance super­la­ti­ve­ment indi­vi­dua­liste. Par elle, le champ cultu­rel s’ajuste spon­ta­né­ment aux direc­tions néo­li­bé­rales : les régur­gite et les subit — même quand il croit les combattre.

20. Les sin­gu­la­ri­tés excep­tion­nelles et l’isoloir, ça va très bien ensemble. Réduire la vie poli­tique au vote et dénier les condi­tions maté­rielles de la culture le reste du temps : longue vie au capi­ta­lisme finan­cia­ri­sé. Si donc les non-barons du champ cultu­rel cher­chaient une idée pour voir au-delà du second tour, ce pour­rait être celle-ci : entre­prendre de s’occuper eux-mêmes de leurs affaires poli­tiques. À com­men­cer par leurs affaires maté­rielles ; ce com­bat qui oppose les pro­duc­teurs et les cap­ta­teurs — comme par­tout ailleurs.

21. Car nous avons nos cap­ta­teurs : ils ne pro­fitent pas seule­ment de notre acti­vi­té, ils s’expriment aus­si en notre nom. En notre nom, ils célèbrent Macron, qui se pro­pose de trans­for­mer le RSA en tra­vail gra­tuit. Dans la logique actuelle de la pro­duc­tion artis­tique, 48 % des artistes gra­phiques et plas­tiques gagnent moins de 5 000 euros par an. Il y a peu de places de profs : comme reve­nu d’appoint, il ne reste que le RSA. Du reste, on voit mal pour­quoi Macron tolé­re­rait encore long­temps le sta­tut d’intermittent. L’intermittence, c’est comme la Sécu : ça démange les néo­li­bé­raux, puisque ça libère les tra­vailleurs du chan­tage à l’emploi.

22. Il y a tri­bune et tri­bune. Il y a Mon­de­De­La­Cul­ture et monde de la culture. Pour se débar­ras­ser du pre­mier, regar­der com­ment ça marche vrai­ment dans le second, et s’organiser en consé­quence. Com­ment ça marche vrai­ment : comme tout espace de tra­vail. Ce qu’ont fait, ce que font, par exemple, Art en grève et le col­lec­tif La Buse — encore tout récem­ment dans un autre genre de tri­bune —, c’est de rap­pe­ler d’abord qu’ils et elles sont des tra­vailleurs et des tra­vailleuses comme les autres. L’antidote au Mon­de­De­La­Cul­ture, c’est de sor­tir de l’isolement ; de par­ti­ci­per à la lutte des classes.

23. Art en grève, c’était en 2019, pen­dant le mou­ve­ment contre la réforme des retraites. Des artistes qui ont congé­dié les sin­gu­la­ri­tés excep­tion­nelles pour rejoindre le plan géné­ral des luttes. La Buse a conti­nué depuis : à exa­mi­ner les condi­tions de tra­vail des artistes-auteurs pour ce qu’elles sont, et non pour ce qu’on vou­drait qu’elles fussent. Et à par­tir de là, pro­po­ser des moyens de repen­ser le sta­tut, et la notion de tra­vail elle-même.

24. Dans sa tri­bune de 2022, La Buse explore les voies d’une refonte ins­ti­tu­tion­nelle ins­pi­rée du salaire atta­ché à la per­sonne de Friot. On est loin des pos­tures de Grandes Consciences ; on n’a jamais été si près du vrai com­bat. Com­battre demande de savoir en vue de quoi. Si nous repar­tons pour cinq ans de Macron à par­tir du 24 avril, c’est par là : déter­mi­ner les condi­tions de pos­si­bi­li­té d’un art qui ne soit plus aux ordres.

25. Len­de­main du 24 : pas seule­ment la fin du vote de cau­che­mar — com­men­ce­ment de la fin du MondeDeLaCulture.