15 juillet 2019

Acte 14 - Rassemblement en soutien à Julian

17h-19h Place de la Monnaie 1000 Bruxelles

16 juillet 2019

Projection : L’homme a mangé la Terre

18h Local Sacco Vanzetti. 54 chaussée de Forest, 1060 (...)

17 juillet 2019

Projection du documentaire fiction "Lettre à G"

19h30 Cinéma Aventure. Galerie du Centre > rue des Fripiers 57, (...)

19 juillet 2019

2e Ride Déchainé•es

19h30 Porte de Namur, 1000 Bruxelles

20 juillet 2019

Visite guidée décoloniale : Parcours Schaerbeek - Josaphat

14h30 Square François Riga, 1030 Bruxelles

22 juillet 2019

Acte 15 - Rassemblement en soutien à Julian

17h-19h Place de la Monnaie 1000 Bruxelles

27 juillet 2019

Visite guidée décoloniale : Parcours Saint-Gilles

14h30 Paul Dejaerlaan 9, 1060 Bruxelles

28 juillet 2019

Visite guidée décoloniale : Parcours Forest

14h30 Arrêt Neerstalle, 1190 Bruxelles

29 juillet 2019

Acte 16 - Rassemblement en soutien à Julian

17h-19h Place de la Monnaie 1000 Bruxelles

26 septembre 2019

Femmes, féminismes et Islam : l’égalité en question

19h ESPACE MAGH 17 rue du Poinçon 1000 Bruxelles


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Angelina, que tu est jolie...

J’ai vu à maintes reprises ces images d’Angelina Jolie visitant les "camps de réfugiés" des Vénézuéliens en Colombie et, je l’avoue, je n’ai pas pu résister à la séduction dérivée d’une sémiotique d’une image placé face à face d’une "fille" hollywoodienne dont le meilleur mérite exhibé serait de former une famille "multiraciale" en termes phénotypiques et je ne crois pas - j’ai des doutes - que ce soit le cas en termes culturels.

Je vois là une jeune femme semi-embrassée par Jolie et je ne peux m’empêcher de me voir, ceci à cause de nos peaux marron et, j’en suis sûr, à cause des bras d’une femme toujours plus hauts, tenant le monde pour qu’il ne tombe pas.

Une femme noire et "robuste" face à une autre qui, à cause de l’actualité publique et notoire, souffre de troubles alimentaires.

C’est une conjonction qui porte une charge sémiotique de grand soin, d’autant plus quand tout le monde sait que la nôtre, le Vénézuélien, est une guerre de dernière génération où la nourriture est une arme de guerre, de même tous les produits de première nécessité pour la survie et le bien-être des peuples.

Je me souviens de cette scène macondienne, dessinée avec cette esthétique réaliste et magique que seul Gabriel García Márquez, le Gabo, a réalisée. C’est une scène du début de tous les temps où le pirate Francis Drake s’attaque à Riohacha - aujourd’hui visité par la Maléfique d’Hollywood - et l’arrière-grand-mère d’Ursula Iguarán (ou arrière-arrière-grand-mère) s’est assise, à cause de si grande frayeur effrayée au point de sentir les flammes au milieu des braises. Cet acte l’a laissée pour toujours entravée d’une odeur de "roussi" qui ne l’a plus jamais quittée.

Les héritiers de Francis Drake n’ont jamais quitté la Colombie. Ce sont ces brûlures qui vont sûrement engendrer l’être mythologique à queue de cochon qui va raser les lignées qui trahissent les peuples, comme Santander et ses oligarchies qui sont venus en filiation.

Peut-être Jolie devrait-elle renforcer ses bras, et encore plus sa conscience, pour qu’elle comprenne que sa place dans l’histoire n’est pas du côté de Francis Drake, mais des peuples, qui auront toujours une seconde opportunité sur terre.

Lilia Ferrer Morillo
professeur et chercheuse de l’Université de Zulia, Maracaibo, Venezuela
Images de José María González M
Texte traduit par ZIN TV



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