J‑L Mélenchon analyse un article du journal Le Monde sur Chavez

Mélenchon : je voudrais contribuer à la résistance morale contre les flots de mensonges et d’ordures qui sont déversés sur Hugo Chavez et son action par de très suspects « journalistes » et beaucoup de gens qui répètent sans savoir toujours de quoi ils parlent...

Jean Luc Mélen­chon : je prends mon temps pour argu­men­ter mon sou­tien à Hugo Cha­vez. Le fai­sant, je vou­drais contri­buer à la résis­tance morale contre les flots de men­songes et d’ordures qui sont déver­sés sur lui et son action par de très sus­pects « jour­na­listes » et beau­coup de gens qui répètent sans savoir tou­jours de quoi ils parlent, comme le font Daniel Cohn-Ben­dit et Eva Joly, hélas.

Source : blog de Jean-Luc Mélen­chon

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Frag­ment :

(…) Comme pré­vu le mois de sep­tembre est le mois de l’antichavisme mili­tant dans la presse liée aux nord-amé­ri­cains. « Le Monde » a encore bat­tu un record de mani­pu­la­tion en lais­sant son « jour­na­liste », le ter­ro­riste repen­ti Pao­lo Para­na­gua, faire un papier mani­pu­la­teur de dénon­cia­tion du soi-disant anti­sé­mi­tisme des cha­vistes. « Le Monde » a tou­jours bat­tu des records sur ce sujet. Pour­quoi ? Etrange rédac­tion ! L’auteur de l’essentiel des papiers contre la gauche lati­no passe son temps à pleur­ni­cher que « Cuba lui a fait perdre sa jeu­nesse », ce qui n’est guère pro­fes­sion­nel. A cela s’ajoute une « envoyée spé­ciale », Marie Del­cas, qui, d’une manière certes plus contour­née, publie des « repor­tages » à charge. Le jour­nal ne vous dira pas qu’elle ne s’appelle pas en réa­li­té Marie Del­cas. Ni qu’elle n’est pas jour­na­liste mais pro­fes­seur d’université. Ni qu’elle n’est pas « envoyée spé­ciale » à Cara­cas mais qu’elle vit, et milite, à Bogo­ta. Mais ce sont des détails, n’est-ce pas. Le lec­teur qui croit son « jour­nal de réfé­rence » ignore qu’il lit des papiers sté­réo­ty­pés, reco­piés direc­te­ment de la presse locale de droite et des ragots qui cir­culent dans les apé­ri­tifs mon­dains des ambas­sades. Un ambas­sa­deur de France en Amé­rique latine peut s’en sou­ve­nir. Un jour il reçut à sa des­cente d’avion le sieur Pao­lo Para­na­gua, grand « jour­na­liste » qui se sert de sa carte de jour­na­liste du « Monde » comme d’autres de leur carte de police ! Lequel Pao­lo le repen­ti, après un bavar­dage mon­dain, conclut avant de s’en aller : « C’est exac­te­ment ce que j’ai écrit cette nuit dans l’avion ». Oui ce « jour­na­liste » avait déjà écrit son article avant d’arriver ! Il s’apprêtait à rajou­ter des guille­mets dans sa prose pour la faire prendre en charge par son inter­lo­cu­teur. Mais celui-ci le refu­sa, consta­tant qu’il avait fait sem­blant d’entendre le contraire de ce qui lui avait été dit ! Ça c’est du jour­na­lisme « de ter­rain ». Il y avait un témoin, bien sûr. D’autant moins enclin à me don­ner rai­son qu’il n’est pas de mon bord. Mais il fut assez scan­da­li­sé du pro­cé­dé pour me le faire racon­ter.

Le repen­ti répète en cadence ses bobards et ses confrères se fient à son patro­nyme pour le croire vrai­ment jour­na­liste du cru et connais­seur de la situa­tion. Dès lors, cha­cun reprend, sans autres véri­fi­ca­tion les refrains sur cet Hugo Cha­vez qui « musèle » ou « cen­sure » les médias de son pays. Un pur men­songe. La presse véné­zué­lienne est libre d’insulter chaque jour le pré­sident, son par­ti et sa poli­tique, ce qu’elle fait chaque jour avec un achar­ne­ment émou­vant de constance ! Il n’existe aucun jour­nal cha­viste à Cara­cas ! On peut même se deman­der pour­quoi le nombre de conces­sions hert­ziennes FM aux chaînes de radio pri­vées a davan­tage aug­men­té que pour les radios publiques ou com­mu­nau­taires. En 1998, à l’élection de Cha­vez, on comp­tait 342 conces­sions dont 331 à des chaînes pri­vées et 11 à des chaînes publiques. En 2010, on en comp­tait 791 dont 466 à des chaînes pri­vées, 82 à des chaînes publiques, 243 à des chaînes com­mu­nau­taires. C’est tout aus­si fla­grant pour les conces­sions hert­ziennes de TV. En 1998, on comp­tait 40 conces­sions dont 32 à des chaînes pri­vées et 8 à des chaînes publiques. En 2010, on en comp­tait 111 dont 61 à des chaînes pri­vées, 13 à des chaînes publiques et 37 à des chaînes com­mu­nau­taires. Cha­vez a donc favo­ri­sé la plu­ra­li­té des médias. La presse est plus libre et diverse au Vene­zue­la qu’en France. C’est un fait, pas une opi­nion. Notez d’ailleurs que l’interdiction de la cen­sure est consa­crée dans la Consti­tu­tion pré­ten­du­ment « tota­li­taire » qu’a fait adop­ter Cha­vez.

A l’inverse on se deman­de­ra quelle est le béné­fice de notre forme si par­ti­cu­lière de liber­té de la presse si elle répète dans tous les titres les mêmes élé­ments de lan­gage ! Pour­quoi ce flot de d’insultes qui fleu­rissent inva­ria­ble­ment dans les articles sur Hugo Cha­vez. Voyez ces der­niers mois. En juillet der­nier, Libé­ra­tion n’hésitait pas à titrer « Cha­vez vers un nou­veau man­dat, mal­gré son bilan ». Le jour­nal pré­sen­tait son oppo­sant de droite comme un « démo­crate », sans infor­mer ses lec­teurs qu’il était de la droite dure, par­ti­ci­pant au putsch contre Cha­vez en 2002 et can­di­dat com­mun de la droite, l’extrême-droite et du par­ti socia­liste local dont le der­nier pré­sident a été mis en pri­son pour cor­rup­tion avant l’élection de Cha­vez ! Mieux : le mois pré­cé­dent, le jour­nal avait don­né la parole à ce can­di­dat, Capriles, lui accor­dant un label de res­pec­ta­bi­li­té sur­pre­nant pour un jour­nal de gauche. Il le ques­tion­na sur l’insécurité « pre­mière pré­oc­cu­pa­tion des Véné­zué­liens » sans men­tion­ner une seule fois que l’Etat de Miran­da dont Capriles est gou­ver­neur est l’Etat le plus dan­ge­reux du pays et celui où la cri­mi­na­li­té a le plus aug­men­té ! De manière géné­rale, le pré­sident Cha­vez n’est jamais pré­sen­té en termes fussent neutres. Il est « toni­truant », c’est l’adjectif le plus fré­quem­ment acco­lé à son nom dans les médias fran­çais, voire « bel­li­queux » (Le Figa­ro) ou car­ré­ment « auto­ri­taire » au Nou­vel Obser­va­teur, chez l’ami de vacances de la famille Le Pen. On y invente même que les chiffres de son bilan sont « impos­sibles à véri­fier » (Le Figa­ro), on y dénonce que « ses allo­cu­tions pré­si­den­tielles que toutes les télé­vi­sions et radios doivent dif­fu­ser en direct, lui per­mettent de déjouer la régu­la­tion sur le temps d’an­tenne auto­ri­sé à chaque can­di­dat ». Il suf­fi­rait pour­tant aux jour­na­listes du « Figa­ro » de suivre les médias véné­zué­liens pour savoir que le pré­sident Cha­vez n’a pas aug­men­té le nombre ni la durée de ses inter­ven­tions pré­si­den­tielles. Bien au contraire : il a arrê­té son pro­gramme heb­do­ma­daire « Alo Pre­si­dente ». Quant à la cou­ver­ture média­tique des can­di­dats, elle est plus favo­rable à la droite de Capriles, plus de 50%, qu’à Cha­vez à l’heure actuelle ! Sur cer­taines chaînes comme Glo­bo­vi­sion, la chaîne d’information 24h/24 qui refu­sait de retrans­mettre les images des mani­fes­ta­tions contre le putsch de 2002, on atteint même un pour­cen­tage de 50% pour Capriles et d’à peine 13% pour Cha­vez !

Dans ce contexte, quel crève-cœur de lire les attaques d’Eva Joly qui taxe sa poli­tique d’« auto­ri­ta­risme tro­pi­cal » ! Et Daniel Cohn-Ben­dit ! Il pré­fère l’autoritarisme du trai­té MES et du trai­té Mer­ko­zy, sans réfé­ren­dum, à la démo­cra­tie véné­zué­lienne : « Si le modèle de démo­cra­tie, c’est Cha­vez, pour moi, c’est mer­ci et au revoir ! »… Savent-ils vrai­ment l’un et l’autre de quoi ils parlent ? Car le bilan d’Hugo Cha­vez ce sont aus­si de grandes avan­cées démo­cra­tiques. Elles ont été per­mises par la mise en place d’un pro­ces­sus consti­tuant en 1999. La nou­velle Consti­tu­tion a été sou­mise à réfé­ren­dum et approu­vée par 71,8% des votants avec un taux record de par­ti­ci­pa­tion popu­laire, le 15 décembre 1999. Outre l’exemplarité du pro­ces­sus d’assemblée consti­tuante et de réfé­ren­dum mis en œuvre, plu­sieurs avan­cées démo­cra­tiques conte­nues dans cette consti­tu­tion se dis­tinguent par­ti­cu­liè­re­ment. La pre­mière d’entre elle est le réfé­ren­dum révo­ca­toire de mi-man­dat. Il per­met au peuple de des­ti­tuer n’im­porte quel gou­ver­nant, fonc­tion­naire ou admi­nis­tra­teur public, y com­pris le Pré­sident lui-même, une fois la moi­tié de son man­dat effec­tué. Il suf­fit pour cela que la moi­tié des élec­teurs ins­crits sur la cir­cons­crip­tion élec­to­rale concer­née (dans le cas du pré­sident : le pays tout entier) en fassent la demande. Si un nombre d’électeurs égal ou supé­rieur à celui qui a per­mis à la per­sonne d’être élue vote pour sa révo­ca­tion, celle-ci est effec­tive ! Par exemple pour reti­rer son man­dat de dépu­té à Jean-Marc Ayrault, il suf­fi­rait de 28 000 voix plus une ! Ayrault ne pro­po­se­ra jamais un tel pou­voir au citoyen. Mais Cha­vez l’a fait. Et il y a été lui-même sou­mis ! Un tel réfé­ren­dum révo­ca­toire contre lui a été orga­ni­sé en 2004. Il l’a gagné ! Alors Daniel Cohn-Ben­dit, tu dis « au revoir » si c’est cette démo­cra­tie-là ?

De même, la nou­velle Consti­tu­tion éta­blit que tout sujet d’importance natio­nale, muni­ci­pale ou de quar­tier peut-être sou­mis à réfé­ren­dum consul­ta­tif si 10% des ins­crits de la cir­cons­crip­tion concer­née le demandent. Les accords et trai­tés inter­na­tio­naux peuvent éga­le­ment être sou­mis à réfé­ren­dum appro­ba­tif pour peu que 15% du corps élec­to­ral natio­nal le demande. Et en effet, sur ini­tia­tive de 10% du corps élec­to­ral natio­nal, les lois peuvent être sou­mises à réfé­ren­dum abro­ga­tif. Chère Eva Joly, toi qui demande comme moi un réfé­ren­dum sur le nucléaire, et même un réfé­ren­dum sur le trai­té bud­gé­taire euro­péen, tout compte fait ne pré­fè­re­rais-tu pas ce régime démo­cra­tique à l’autoritarisme « nor­mal » qui pré­vaut chez nous ?

Mais ce n’est pas tout, chère Eva, cher Dany ! Il n’y a pas qu’en matière de par­ti­ci­pa­tion citoyenne que la Consti­tu­tion de la Répu­blique Boli­va­rienne du Vene­zue­la est révo­lu­tion­naire. Elle l’est aus­si parce qu’elle contient une forme de « règle verte ». Elle éta­blit ain­si des « droits envi­ron­ne­men­taux ». Voyez plu­tôt : « C’est un droit et un devoir de chaque géné­ra­tion que de pro­té­ger et de pré­ser­ver l’en­vi­ron­ne­ment pour elle-même et pour le monde futur. Tout le monde a le droit indi­vi­duel et col­lec­tif de jouir d’une vie et un envi­ron­ne­ment sûrs, sains et équi­li­brés sur le plan éco­lo­gique. L’É­tat doit pro­té­ger l’en­vi­ron­ne­ment, la bio­di­ver­si­té, les res­sources géné­tiques, les pro­ces­sus éco­lo­giques, les parcs natio­naux et les monu­ments natu­rels et autres domaines d’im­por­tance éco­lo­gique par­ti­cu­lière (…) C’est une obli­ga­tion fon­da­men­tale de l’É­tat, avec la par­ti­ci­pa­tion active de la socié­té, que d’as­su­rer que la popu­la­tion puisse vivre dans un envi­ron­ne­ment non pol­lué où l’air, l’eau, les sols, les côtes, le cli­mat, la couche d’o­zone, les espèces vivantes où l’air, eau, sols, sont spé­cia­le­ment pro­té­gés, confor­mé­ment à la Loi. » (article 127) De fait, qu’elle y soit ins­crite ou non, dans tout contrat entre la Répu­blique Boli­va­rienne et des per­sonnes phy­siques ou morales, natio­nales ou étran­gères, « l’o­bli­ga­tion de conser­ver l’é­qui­libre éco­lo­gique, de per­mettre l’ac­cès à la tech­no­lo­gie et son trans­fert selon des condi­tions mutuel­le­ment conve­nues et de res­tau­rer l’en­vi­ron­ne­ment à l’é­tat natu­rel si celui-ci s’a­vé­rait alté­ré » est consi­dé­rée comme inclue. Pas de regrets pour vos paroles injustes, ô vous, hautes auto­ri­tés morales de la démo­cra­tie et de l’écologie ?

Ter­mi­nons par les petits répon­deurs auto­ma­tiques de la bonne presse. Le chic des « jour­na­listes » qui trans­mettent la pro­pa­gande nord-amé­ri­caine sur Hugo Cha­vez est qu’ils ne se pré­oc­cupent pas de la cohé­rence ni du sui­vi de leurs « argu­ments ». Il y a quatre ans, tous les titres de presse fran­çais firent au moins une brève sur l’instauration d’une « pré­si­dence à vie » au Vene­zue­la, et de la consti­tu­tion d’un « par­ti unique ». Jean-Patou et Marie Gen­tiane se fai­saient un devoir de répé­ter cette infor­ma­tion avec l’air indi­gné qui convient, dans toutes les réunions de sec­tion du PS. Alors ? Où est la pré­si­dence à vie dans un pays qui doit voter pour dési­gner son pro­chain pré­sident par­mi sept can­di­dats ? Où est le par­ti unique dans un pays qui en compte qua­rante-deux ? Mais qui se sou­cie vrai­ment, par­mi ces bavards, de la véri­té ? La chaine du condi­tion­ne­ment fonc­tionne à plein régime. Elle part des Etats-Unis. Ils ne se résignent pas à voir leur échap­per la pre­mière réserve de pétrole mon­dial qui est à leur porte. Putsch et ten­ta­tives d’assassinat n’ayant rien don­né, c’est le régime du choc fron­tal per­ma­nent. Sur place, sociaux-démo­crates, droite et extrême droite ont un can­di­dat com­mun depuis trois élec­tions pré­si­den­tielles. Tous les rayons para­ly­sants habi­tuels sont dégai­nés en per­ma­nence : enne­mi de la liber­té de la presse, anti sémite, cor­rom­pu, Cha­vez est affu­blé de tous les vices du cata­logue dia­bo­lique offi­ciel. Que pas un de ces mots n’aient un rap­port avec la réa­li­té, peu importe. Les amis de tous les put­schistes du Para­guay, du Hon­du­ras et ain­si de suite n’en ont cure ! Qu’ils soient aus­si les défen­seurs de com­bien de hauts lieux de la démo­cra­tie, de la tolé­rance et de la lutte contre l’antisémitisme comme le Koweït, Bah­reïn, le Qatar, et d’individus comme le « pré­sident » afghan Ahmed Kar­zaï et com­bien d’autres de cet aca­bit, où est le pro­blème ? Cha­cun son camp. L’hostilité à Hugo Cha­vez, comme à Rafael Cor­rea consti­tue une adresse poli­tique où l’on par­tage ses repas avec les plus vils par­mi les puis­sants de la terre et les plumes à gages les plus mépri­sables.

Je ne finis pas pour aujourd’hui sur ce cha­pitre sans vous don­ner aus­si des rai­sons de vous savoir du bon côté de la bar­ri­cade sociale au Vene­zue­la. Ce same­di 1er sep­tembre, le salaire mini­mum a été aug­men­té de 17,25%. Cette hausse du salaire mini­mum n’a rien d’un excep­tion­nel « cadeau élec­to­ra­liste » contrai­re­ment à ce que pré­tendent l’opposition et leurs copistes dans les médias inter­na­tio­naux. La hausse du salaire mini­mum est l’une des com­po­santes essen­tielles de la poli­tique mise en place par Hugo Cha­vez depuis son arri­vée au pou­voir. Celui-ci a été mul­ti­plié par 20 depuis 1998. Il atteint aujourd’hui l’un des plus hauts niveaux d’Amérique latine : 2047 boli­vars, 476 dol­lars, com­plé­tés par les bons ali­men­taires d’E­tat, per­met­tant aux 4 mil­lions de véné­zué­liens tou­chant le salaire mini­mum de béné­fi­cier men­suel­le­ment de 3000 boli­vars en tout, soit 698 dol­lars. Cette com­po­sante de la poli­tique d’Hugo Cha­vez est l’un des volets de la lutte achar­née qu’il mène contre la pau­vre­té depuis son arri­vée au pou­voir. Près de 50% du bud­get de l’Etat (45,7% du bud­get en 2010) y est dédié. Dans les faits, alors que la pau­vre­té pro­gresse en Europe (+11% depuis 2004 en France), elle a bais­sé de plus de 20% au Vene­zue­la. Les inéga­li­tés reculent elles aus­si. Le coef­fi­cient de Gini, coef­fi­cient qui mesure les inéga­li­tés, a mon­tré un recul for­mi­dable de l’inégalité dans le pays. Quant au chô­mage, contrai­re­ment, là encore, à l’Europe où il atteint des taux record, il a bais­sé de plus de 40% sous Cha­vez.

Pour notre bon­heur, je finis par le plus impor­tant : l’éducation. Le bilan des 13 ans de « révo­lu­tion boli­va­rienne » ne tient pas dans la seule réduc­tion des inéga­li­tés de reve­nus. Le gou­ver­ne­ment a aus­si très lar­ge­ment mis l’accent sur l’éducation de la popu­la­tion. En 2005, grâce à la mis­sion Robin­son, le Vene­zue­la a offi­ciel­le­ment éra­di­qué l’analphabétisme. Il en reste 3 mil­lions en France, sans que cette com­pa­rai­son n’émeuve le moindre don­neur de leçon ! La sco­la­ri­sa­tion des enfants a aug­men­té de 90% en 13 ans. Aujourd’hui de 97% des enfants sont sco­la­ri­sés dans l’enseignement pri­maire. Le nombre d’étudiants à l’université a, lui, été mul­ti­plié par trois pas­sant de 738.285 en 1998 à 2.293.914 en 2010. Des taux qui cor­res­pondent à la pro­messe faite par Cha­vez de faire du Vene­zue­la « une grande salle de classe ». De fait aujourd’hui, de la mater­nelle à l’université, la moi­tié de la popu­la­tion étu­die !

(…)

Pour lire l’entièreté du texte, allez sur le blog de JLM