Hôpital en pleurs — Santé en lutte

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Conférence-live : Les soignant.e.s face au Covid-19

19.04 2020
20h30 - 21h30
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Action globale féministe

08.04 2020
20h00
à vos balcons

Les dif­fé­rentes reven­di­ca­tions sont consul­tables sur le site www.lasanteenlutte.org et sur la page face­book « La san­té en lutte ».  Les pro­chaines assem­blées géné­rales ont lieu à Liège le 24 jan­vier 2020 et à Bruxelles le 7 février 2020.

Une réa­li­sa­tion ZIN TV, dans le cadre de la PVLS — Per­ma­nence vidéo des luttes sociales, un ate­lier vidéo mené en col­la­bo­ra­tion avec le GSARA.

 

Film témoi­gnage des soignant.e.s des hôpi­taux bruxel­lois poussé.e.s à bout par la logique de mar­chan­di­sa­tion des soins de san­té.

Depuis février, les tra­vailleuses et les tra­vailleurs des soins de san­té, des ser­vices publics puis du pri­vé, réclament un refi­nan­ce­ment du sec­teur. Refi­nan­ce­ment refu­sé par le par­le­ment à l’époque. Mais depuis, une forte mobi­li­sa­tion a per­mis de déblo­quer 67 mil­lions pour 2019 et pro­ba­ble­ment 400 mil­lions pour toute l’année 2020. Mais face aux mil­liards d’économies réa­li­sées ces der­nières années, cette somme est insuf­fi­sante. En effet, entre 2014 et 2019, une éco­no­mie de 2.1 mil­liards d’euros a été impo­sée dans les soins de san­té avec des réper­cus­sions impor­tantes sur la qua­li­té des soins, les rem­bour­se­ments des médi­ca­ments, le finan­ce­ment des hôpi­taux, etc…
Ce bud­get est donc un bon début, il per­met­tra de l’engagement, mais il ne concerne mal­heu­reu­se­ment pas les mai­sons de repos qui sont en grande souf­france. Ensuite, rien n’est pen­sé pour les patients qui ont fort souf­fert des réformes de la ministre De Block. Enfin, ce bud­get ne règle pas la dyna­mique oppres­sive et pro­duc­ti­viste du mana­ge­ment dans les ins­ti­tu­tions de soins.

« La san­té en lutte » dénonce la mar­chan­di­sa­tion du sec­teur de la san­té. L’humain doit être remis au centre des prio­ri­tés et non le pro­fit ou la ren­ta­bi­li­té. La san­té ne doit pas être ren­table mais effi­cace et humaine. Notre sys­tème de san­té fonc­tionne à deux vitesses, lais­sant les per­sonnes pré­caires dans la mala­die. En effet, la pré­ca­ri­té peut cou­ter jusqu’à 13 ans d’espérance de vie en Bel­gique selon Méde­cins du Monde. Seules les per­sonnes pou­vant s’offrir des assu­rances com­plé­men­taires ou pri­vées accèdent à des soins de qua­li­tés. Il est inad­mis­sible dans une socié­té aus­si riche que la nôtre que de plus en plus de per­sonnes ne se soignent pas pour des motifs finan­ciers. Avec les récentes réformes, une part finan­cière de plus en plus impor­tante est à charge des patient·e·s s. En paral­lèle, les entre­prises phar­ma­ceu­tiques aug­mentent leur pro­fit. Leur influence ne cesse de croitre auprès de nos gou­ver­nants et affecte notre sys­tème de san­té.

« La san­té en lutte » est une orga­ni­sa­tion de tra­vailleuses et de tra­vailleuses de la san­té : infirmièr·e·s, sages-femmes, brancardièr·e·s, aides soignant·e·s, per­son­nel de la lin­ge­rie, de la res­tau­ra­tion, per­son­nel de l’entretien ména­ger, technicien·ne·s, secré­taires, laborantin·e·s, ambulancièr·e·s. « La san­té en lutte » regroupe éga­le­ment des patient·e·s et des citoyen·ne·s concerné·e·s par les enjeux de san­té. Toutes et tous reven­diquent un refi­nan­ce­ment des soins de san­té, l’arrêt de la mar­chan­di­sa­tion du sec­teur et l’implication du per­son­nel et des usa­gers dans le pro­ces­sus déci­sion­nel. Ceci afin d’offrir à l’ensemble de la popu­la­tion, peu importe l’origine sociale ou cultu­relle, un ser­vice humain, com­plet et de qua­li­té. « Plus d’effectifs, plus de salaire et plus d’humanité » voi­là le mot d’ordre du mou­ve­ment.

Les dif­fé­rentes reven­di­ca­tions sont consul­tables sur le site www.lasanteenlutte.org et sur la page face­book. «  La san­té en lutte » fonc­tionne en assem­blée géné­rale, les pro­chaines ont lieu à Liège le 24 jan­vier 2020 et à Bruxelles le 7 février 2020.

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