Road Trip

FR - 47min - 2019

Une vidéo avec :

Soli­dar­ci­té

Réalisé par

Un film col­lec­tif réa­li­sé dans le cadre d’un ate­lier vidéo ani­mé par ZIN TVA­ni­ma­teurs ZIN TV : Valen­tin Fayet & Maxime Kou­va­ras­Mon­tage : Ron­nie Rami­rez­Pro­duc­tion : Anne-Sophie Guillau­meA­ni­ma­teur SOLIDARCITÉ : Billy Bovy­PAR­TI­CI­PANTS :Jacques Robin­De­leers­ny­der Coren­tin­Dial­lo Kaa­lyLe Chi Thanh­Puis­sant Yeliz­Sa­fi Wajid­Spa­no Mar­coDe Ten­der Kim­ber­ly

La Bel­gique semble petite et pour­tant… Un groupe de jeunes, à la vie pas facile et à bord d’un soli­mo­bile, décident de cro­quer le bitume, camé­ra et micro en main. Qu’al­ler cher­cher au bout d’un voyage, sinon soi-même ? Un film-pré­texte pour un vrai road­mo­vie-docu­men­taire.

Tout a com­men­cé par la pro­po­si­tion folle de Mar­co d’entreprendre une longue marche à pied à tra­vers la Bel­gique, dans le but de trou­ver un objec­tif à atteindre… l’enthousiasme et la sur­en­chère col­lec­tive éle­va ce pro­jet au niveau du voyage ini­tia­tique et la réa­li­té se char­gea de le can­ton­ner à la Bel­gique, disons à la fran­co­pho­nie, ou disons plus pré­ci­sé­ment aux antennes de Soli­dar­ci­té. Cela signi­fie que les jeunes de Soli­dar­ci­té d’Anderlecht vont visi­ter d’autres jeunes, situés à Char­le­roi, Liège, Namur… Avant cela, la pré­pa­ra­tion logis­tique, la ges­tion d’un bud­get, d’un iti­né­raire, loge­ment, nour­ri­ture, etc. Mais sur­tout, trois jours de pré­pa­ra­tion vidéo, car il s’agit de gar­der une trace de cette aven­ture, de réa­li­ser un film, un road movie qu’on nom­me­ra ici un road trip.

Les road movies sont des films qui sont tour­nés “sur la route”. Sou­vent, le lieu de l’in­trigue est la route elle-même et pas les endroits qui la tra­versent. C’est sou­vent une méta­phore du temps qui passe, de la vie, de nos ren­contres et de nos divorces. Le thème com­mun dans ce genre ciné­ma­to­gra­phique est que le pro­ta­go­niste, qui tra­verse une crise d’i­den­ti­té, entre­prend un voyage au même titre qu’une quête exis­ten­tielle. Le fond est com­po­sé de pay­sages explo­rés et de ren­contres avec des per­son­nages excen­triques qui vivent sur place. Au risque de se perdre, le voya­geur déve­loppe ins­tinc­ti­ve­ment une rela­tion féti­chiste avec son véhi­cule, comme le nau­fra­gé avec son radeau.

Mais le réa­li­sa­teur de road movie est obli­gé de suivre les règles impo­sées par le genre, il est en quelque sorte pri­son­nier du dis­po­si­tif, sinon le film n’est plus un road movie. Il doit cher­cher en quelque sorte la manière de s’en libé­rer. Faut-il rap­pe­ler que la recherche de la liber­té ne se fait pas néces­sai­re­ment sur le tar­mac ? Dans notre civi­li­sa­tion de l’image, des réseaux mal nom­més « sociaux » et du fichage par google, nous sommes tous deve­nus constam­ment acces­sibles et tout est en per­ma­nence fil­mé. A quoi bon voya­ger pour fil­mer si Google Earth filme tout ? Pas éton­nant que le genre s’é­puise et que les nou­veaux road movies sont deve­nus rares. Tout-cela pèse bizar­re­ment sur le groupe qui n’avait jamais pen­sé à renou­ve­ler le genre.

Un road movie, c’est un ou plu­sieurs per­son­nages qui voyagent, c’est un véhi­cule, c’est une route et du pay­sage qui défile. Sur ce che­min il y a des ren­contres avec d’autres jeunes qui sont dans le même pro­ces­sus qu’eux et qui devront les ame­ner à l’é­change et à l’ou­ver­ture d’es­prit, car au bout de la route, c’est sou­vent soi-même qu’on retrouve.

Embar­qués une semaine ensemble implique une pro­mis­cui­té, inat­ten­due, les carac­tères se dévoilent, sur­tout lors de la prise de déci­sion com­mune. Billy, le res­pon­sable du groupe l’a bien dit : « Nous avons vécu toute la semaine ensemble, cela a per­mis aux volon­taires de mon groupe de mieux se connaître et de connaître la vie en groupe. Cela a aus­si per­mis de ren­for­cer les liens au sein du groupe. »

Mais une aven­ture n’est valable que si les plans sont régu­liè­re­ment modi­fiés, les pistes brouillées et l’or­ga­ni­sa­tion bous­cu­lée. Fau­dra s’adapter… Peut-on atteindre des objec­tifs sans méthode ? Fil­mer, voya­ger, ren­con­trer… ?
Être réa­liste et connaître ses limites, cela s’apprend. Car lorsqu’on est le pro­ta­go­niste d’un road-movie, on est clai­re­ment de pas­sage, mais sur­tout, on n’est jamais le même à la fin.

Cepen­dant, Billy, refuse de mener le groupe, il tente une défi­ni­tion qui fonc­tionne comme un mani­feste : « Je fonc­tionne beau­coup sur la confiance. S’ils me font confiance et que je leur fais confiance, je peux tour­ner la terre entière avec eux. S’ils ne sont pas moti­vés, mettent des bâtons dans les roues, ne par­ti­cipent pas, cela ne me donne pas envie de faire un super pro­jet avec eux.
Si j’ai fait ce voyage avec eux, c’est que c’est un super groupe car c’est la plus grande preuve de confiance que je peux leur faire et qu’ils peuvent me faire en échange. Avec mon métier, je suis vrai­ment dans l’échange, un édu­ca­teur ne doit pas édu­quer les autres, il ne doit pas mon­trer l’exemple, il doit vivre les choses avec eux.
»

 

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Soli­dar­ci­té est un contrat citoyen volon­taire, d’un an, où le jeune en dif­fi­cul­té s’en­gage à tra­vailler avec le monde citoyen.…

 

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